Du coeur et des jambes !

Du coeur et des jambes !
L’équipe de Rehhagel sera-t-elle la surprise du tournoi ?


PORTO Comme on l’avait prévu, les Espagnols avaient à cœur de se mettre à l’abris le plus vite possible et d’assurer ainsi quasiment leur qualification pour les 1/4. Une nouvelle fois, les Grecs posaient des problèmes à leur adversaire du jour par un haut pressing et un positionnement réussi sur la pelouse de Porto. Les échanges étaient pour le moins…virils ! Ainsi, en 27 minutes de jeu, quatre cartons pour fautes directes sur un adversaire avait déjà trouver preneur.

La domination espagnole n’avait rien d’un flamenco endiablé au cœur de l’été. C’est d’ailleurs uniquement sur une grossière erreur grecque que Morientes fit exploser de joie 80% des supporters présents dans ce nouveau stade en ouvrant le score. En fin de première période, les joueurs de Saez connurent une baisse de régime similaire à celle encourue contre la Russie quelques jours plus tôt. Les grecs ne furent point capables d’en profiter, mais mirent le nez à la fenêtre néanmoins. Le seul danger qui guettaient alors l’Espagne prenait la forme d’une trop grande confiance en la victoire finale...

Les hommes de Saez ne péchèrent pas par arrogance mais par manque de créativité et de fraîcheur malgré une nouvelle domination en seconde période. Joaquin, monté au jeu après le repos, pourrira bien la vie des défenseurs grecs mais ni Raul, ni Morientes ne profitèrent de ses incursions en territoire hellénique. A la 65e, Charisteas profita d’un léger flottement en défense espagnol pour fusiller Casillas qui n’avait absolument rien eu à faire depuis le début de la partie, à part peut-être d’étancher sa soif à l’aide de sa gourde. Vous imaginez la suite de la partie... Des Espagnols qui se ruent à l’attaque en oubliant parfois la balle et des Grecs qui se battent comme Hercule face aux lions.

Bref, tout cela ne fait pas les affaires des Portugais qui trouvent la farce grecque un rien trop salée à leur goût. Quant à l’Espagne, elle ne pourra se permettre de faire tourner la banquette contre le Portugal. Un constat : les petites équipes emm... à 100% les gros calibres. C’est bon pour l’Euro !


Grèce 1-1 Espagne
66' Charisteas 28' Morientes
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# Posté le dimanche 20 juin 2004 07:05

Un nul entre forts

Un nul entre forts
Aucun des deux géants ne pouvait perdre. Car la République tchèque, depuis sa victoire sur la Lettonie un peu plus tôt, menait la danse dans ce groupe mortel. Ni les Allemands ni les Néerlandais ne s’imposèrent. Ni les uns ni les autres ne plièrent non plus.

Tous là ou presque
A l’exception de Clarence Seedorf, absent pour cause de blessure, tous les grands noms de ces deux sélections intimement ennemies étaient présents : Davids, Van der Vaart et Van Nistelrooij côté batave, Ballack, Kahn ou Kuranyi face allemande… Sur cette palette de talents, tout débuta par un mouvement orange, et une passe lobée de Phillip Cocu en direction de Ruud van Nistelrooij… L’attaquant du Manchester United FC fut court d’un crampon. Il allait se faire pardonner par un but majestueux à l’autre bout du match, dix minutes avant l’issue.

Solide Allemagne
Les chiffres parlent pour Rudi Völler. Sous ses ordres, l’Allemagne n’a désormais perdu que 2 rencontres sur 24 sorties en compétition. Malmenée lors des matches de préparation à cet EURO, l’équipe d’Oliver Kahn connaît le sens des grandes occasions. Pour commencer, dans la surface néerlandaise, Kevin Kuranyi écopa d’un avertissement pour une faute de main évidente devant Wilfred Bouma. Cette fausse entrée en matière ne symbolisait pourtant pas les intentions allemandes. Quelques minutes plus tard, un tir canon de Frank Baumann chauffait les gants de Van der Sar, ce même portier qui allait faire parler de lui…

Van der Sar imprudent
Sur un coup franc direct de Torsten Frings, le milieu de terrain du Borussia Dortmund aligné en milieu gauche par Völler, la défense orange allait prendre un coup de vent terrible. Le ballon, sans doute effleuré par l’une des nombreuses têtes présentes dans la surface, passait devant toute l’arrière-garde néerlandaise. Stam et Bouma ne contrôlaient plus la trajectoire du cuir ni la course des événements. Pas plus que Van der Sar. Le gardien du Fulham FC quittait sa ligne dans la précipitation. Sous les yeux de Cocu, le ballon heurtait l’intérieur du montant gauche. 1-0 pour l’Allemagne.

Van der Vaart, pour quelques centimètres…
Après un tir de Baumann très bien ajusté et une tentative de Wörns, les dés jetés juste avant la mi-temps ne bondissaient pas en faveur de la sélection de Dick Advocaat. Un relais, dos au but, de Van Nistelrooij (entre les jambes) mettait sur orbite Rafael Van der Vaart. Le tir du droit, instantané, battait Kahn mais finissait sa course quelques centimètres hors du cadre.

Kuranyi, l’étoffe d’un très grand
A la reprise, une percée de Schneider côté droit aboutissait à un centre tendu. Kuranyi se détendait mais manquait la reprise de la tête de quelques millimètres. L’attaquant du VfB Stuttgart était le plus remuant. A 22 ans, l’avenir le plus brillant est promis à ce corps athlétique et ces pieds agiles dont les dribbles prirent à contre-pied Jaap Stam, pourtant habitué aux meilleurs attaquants de Serie A. Devant tant de talent, les "Oranje" semblaient désabusés.

Pression orange, parade de Kahn
Lors du deuxième acte, avec l’entrée en jeu de Marc Overmars, les Pays-Bas allaient mieux utiliser les ailes. Mais l’arrière-garde allemande veillait, en particulier Arne Friedrich, le jeune latéral du BSC Hertha Berlin. Le match se durcissait en même temps que la partie se débridait. L’engagement et les face-à-face étaient permanents mais les espaces s’ouvraient aussi. La bataille physique entre Wörns et Van Nistelrooij valait son pesant de pépites. Puisque les Néerlendais se lancaient dans le défi physique plutôt que l’esquisse, et l’esquive, les Allemands en profitaient et Bastian Schweinsteiger mettait le feu dans la boîte de Van der Sar… Overmars, infatigable, tentait sa chance des 20 mètres, du droit. Sa frappe surpuissante était dégagée des deux poings par Kahn.

Majestueux Van Nistelrooij
Il restait dix petites minutes… Sorti de nulle part, le coup de patte de Van Nistelrooij allait faire bondir tout un stade. Pierre Van Hooijdonk, entré en jeu, récupérait un ballon et servait Edwin Van der Meyde, en position d’ailier. Le centre paraissait impossible à capter pour Van Nistelrooij. Le buteur mancunien paraissait trop avancé au premier poteau. Il était aussi marqué. Mais il trouva le moyen de reprendre le cuir avec son tibia. D’un tir croisé, il mit Khan à terre. Du grand art. 1-1.

Seul le score se figea
Après ce coup de génie, la fin de partie fut totalement débridée et seul le score se figea. Il manque encore les plus fins réglages à la mécanique allemande et au moteur néerlandais, mais beaucoup aimeraient sous leur capot ce genre de chevaux. Même si les obstacles, dont la République tchèque, sont encore nombreux, ces deux pur-sangs se sont inscrits hier parmi les favoris de cet Euro.



Allemagne 1-1 Pays-Bas
30' Frings 81' Van Nistelrooij
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# Posté le dimanche 20 juin 2004 07:04

Les Tchèques ont tremblé

Les Tchèques ont tremblé
Les grandes aventures débutent parfois petitement. Les Tchèques, sauvés par les coups de poignard de Baros et Heinz, iront peut-être au bout de leur rêve continental. Mais qu’ils auront peiné face à l'entraînante Lettonie !

Ni surprenant, ni usurpéCrânement, la troupe d’Aleksandrs Starkovs aura tenté. De toutes ses forces. De tout son cœur. De tout son talent, aussi. Le but de la Lettonie inscrit en fin de premier acte n’était ni usurpé ni surprenant. Il venait récompenser une période au cours de laquelle les Tchèques ne dominèrent que le territoire. Ni dans la finition, ni dans l’imagination, les hommes de Karel Brückner avaient donné l’impression de dominer leur sujet. Mais Milan Baros et Marek Heinz allaient se venger…

La Lettonie sans complexe
Dès l’entame, les Tchèques attaquèrent. Un centre de Pavel Nedved atterissait au deuxième poteau. Le crâne rasé de Jan Koller était court de quelques… cheveux. Marek Jankulovski,
sur un très bon service de Nedved, prouvait ces intentions offensives. Or, à la demi-heure, un centre bien dosé d’Andrejs Rubins pour Andrejs Prohorenkovs montrait que les outsiders voulaient tenir le haut de l’affiche.

La vista de Prohorenkovs, la patte de Verpakovskis
Face à des Tchèques favoris mais peu précis (un tir cadré en première mi-temps), les Lettons proposaient du jeu, ce qui constituait la meilleure antidote à la technique adverse. La partie entrait dans sa 46e minute. Prohorenkovs, enfilé sur l’aile droite, leva la tête et vit son coéquipier de l’attaque engagé dans la surface tchèque. La défense ne veillait que d’un œil. Erreur. Maris Verpakovskis, démarqué et face à la cage, vint du gauche pousser le cuir. Le mouvement avait été initié par Igor Stepanovs qui avait parfaitement libéré Prohorenkovs.

Le coaching de Brückner
A la 51e, une percée de Jankulovski marquait les intentions tchèques. Le défenseur de l’Udinese Calcio ne pouvait cependant achever victorieusement le mouvement. Devant cette impuissante domination, et peu avant l’heure de jeu, Karel Brückner décidait de lancer Heinz à la place de Grygera. Un remplacement – un attaquant pour un défenseur - qui aurait une double conséquence. L’une, immédiate, permit aux Tchèques de repartir dans le sens de l’attaque en utilisant au mieux les espaces au milieu, l’autre, capitale, allait offrir aux équipiers de Nedved le sens de la finition…

Baros, maladroit et remontéServi par Poborsky, Baros, isolé au deuxième poteau, ne pouvait faire mieux qu’offrir un tir écrasé et non cadré qui venait mourir à droite des cages de Kolinko. La République tchèque n’arrivait point à contrer le jeu direct des Lettons. La tension montait et les lignes paraissaient se désunir. Les espaces, toutefois, s’ouvraient.

Kolinko se détend
Qui allait trouver la faille entre des Tchèques offensifs mais empressés et des Lettons, contre-attaquant mais baissant de régime ? Une superbe reprise de Pavel Nedved était ensuite repoussée par Aleksanders Kolinko dont la détente mériterait d’être montrée dans toutes les écoles de portiers. Le cuir, détourné, fusait le long du montant gauche letton.

Magique Poborsky
Un Tchèque trouva alors qu’il était tant de sonner la révolte. A 32 ans, le milieu de l'AC Sparta Praha Karel Poborky connaît l’Europe pour l’avoir sillonnée. L’un des rescapés de l’aventure de l’Euro 1996 (la Tchéquie, invité surprise ne s’inclina qu’en finale devant l’Allemagne) monta à l’abordage. Une percée de toute beauté sur l’aile droite, menée entre trois défenseurs et à la limite de la ligne de sortie de but, finit dans les pieds de Baros. Rageur, le buteur de Liverpool ne manqua cette fois point la cible (73e minute).

Signé Heinz
La rencontre s’étirait sur un faux rythme. A cinq minutes de l’issue, Baros venait lutter pour un ballon dans la surface. Kolinko sortait de manière hasardeuse. Le ballon revenait dans l’axe et Mihails Zemlinskis dégageait trop rapidement et… dans l’axe. Heinz, qui avait senti le coup, reprit dans la course et cala la boule dans les filets lettons… Avant le choc du jour entre Allemands et Néerlandais, les Tchèques sont en tête du groupe D. Comme prévu. Mais que les points furent durs à prendre. Ce groupe de la mort est encore plus coupe-gorge qu’annoncé.


République tchèque 2-1 Lettonie
73' Baroš 45'+ 1' Verpakovskis
85' Heinz
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# Posté le dimanche 20 juin 2004 07:03

La Suède puissance 5

La Suède puissance 5
Il était attendu comme le messie. Henrik Larsson n’a pas failli. Il a comblé de joie ses supporters. Deux ans après avoir annoncé sa retraite internationale, l’attaquant suédois faisait son grand retour en compétition sous le maillot bleu et jaune. Ses 26e et 27e buts en 75 sélections ont grandement contribué au large succès de la Suède sur la Bulgarie. La formation scandinave s’installe en tête du Groupe C après le match nul et vierge entre le Danemark et l’Italie dans l’après-midi.

Prometteur
La Suède, en pleine confiance après cinq victoires consécutives dans son groupe de qualification, réalisait une entrée en matière plutôt dynamique. Ivailo Petkov contrait in extremis une frappe de Zlatan Ibrahimovic à six mètres du but bulgare. Rythme élevé, peu de fautes, beaucoup de jeu : la partie partait sur des bases prometteuses.

Reprise spectaculaire de Jankovic
Confirmation au quart d’heure de jeu. Stilian Petrov grillait les défenseurs suédois sur son flanc gauche et délivrait un centre parfait pour la reprise non moins spectaculaire de Zoran Jankovic. Le cuir passait de peu à côté du poteau droit. La formation scandinave répliquait quelques minutes plus tard mais la frappe d’Erik Edman était contrée par le mur bulgare suite à un coup franc indirect joué par Larsson.

Premier but pour Ljungberg
La Bulgarie ne refusait pas le jeu, bien au contraire. Marian Hristov et Dimitar Berbatov inquiétaient sérieusement Andreas Isaksson, auteur de deux parades décisives à quelques minutes d’intervalle. La Suède laissait passer l’orage et réagissait de la meilleure des façons. En ouvrant le score. Lancé en profondeur à la limite du hors-jeu, Ibrahimovic partait seul au but et, altruiste, servait Freddie Ljungberg, démarqué aux six mètres. Le milieu de terrain de l'Arsenal FC n’avait plus qu’à pousser le ballon au fond des filets. 1-0 à la mi-temps. Rien ne laissait présager un deuxième acte aussi explosif pour les Suédois.

Jankovic tout près de l’égalisation
En début de seconde période, Jankeovic croyait bien égaliser mais son coup de tête rasait le poteau droit. Isaksson était battu. Sur l’action suivante, Ljungberg se retrouvait idéalement placé dans la surface de réparation mais sa frappe de l’intérieur du droit était détournée par Zdravko Zdravkov.

Larsson buteur providentiel
Ce n’était que partie remise. Le temps pour Larsson de plier la rencontre en l’espace d’une minute. Edman, côté gauche, centrait pour le buteur suédois dont la splendide tête plongeante au point de penalty trompait le gardien adverse. La Bulgarie voyait ses derniers espoirs de revenir dans le match 60 secondes plus tard. Anders Svensson adressait un caviar au deuxième poteau. Pour qui ? Henrik Larsson, bien sûr, qui se jetait et inscrivait son deuxième personnel du pied gauche.

Comme en 1994
C’en était trop pour une Bulgarie dépitée et démotivée. La rencontre tournait même au cauchemar. L’arbitre sifflait un penalty pour une faute sur Ljungberg. Ibrahimovic se chargeait de la sentence et portait le score à 4-0. Un score identique à celui du match pour la troisième place de la Coupe du Monde 1994 de la FIFA et la victoire de la Suède face à la…Bulgarie.

La Suède invaincue depuis 1967
Ce n’était pas terminé. Le "record" était battu : Larsson se muait en passeur pour servir Allbäck, qui amplifiait le calvaire de Zdravkov d’un lob gagnant à l’entrée de la surface de réparation. Bête noire, la Suède ? La Bulgarie n’a plus battu son adversaire du jour depuis 1967 : deux matches nuls et huit défaites.


Suède 5-0 Bulgarie
32' Ljungberg
57', 58' Larsson
78'(pen) Ibrahimovic
90'+ 1' Allbäck
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# Posté le dimanche 20 juin 2004 07:02

Le Danemark tient l’Italie

Le Danemark tient l’Italie
Il y a des 0-0 ennuyeux. Et d’autres passionnants. L’Italie et le Danemark ont eu le mérite de s’inscrire dans la deuxième catégorie. Mais ce résultat nul n’arrange pas forcément les deux formations en attendant l’autre match du Groupe C entre la Suède et la Bulgarie.

Affrontement entre coéquipiers
Retrouvailles. Jon Dahl Tomasson, auteur de 12 buts en championnat d’Italie cette saison, devait faire face à Alessandro Nesta, son coéquipier de l’AC Milan. Thomas Helveg était, quant à lui, opposé à son partenaire du FC Internazionale, Cristiano Zanetti. Francesco Totti, placé en soutien de Christian Vieri et auteur de sa "meilleure saison" avec l’AS Roma (20 buts dans le Campionato), comptait bien poursuivre sur sa lancée.

Sans complexe
Privé de Jesper Gronkjaer, rentré au Danemark suite au décès de sa mère, et Thomas Gravesen, suspendu, le Danemark laissait les complexes au vestiaire. Solides en défense, à l’image d’un Martin Laursen impeccable dans ses interventions, les joueurs de Morten Olsen mettaient les Italiens en difficulté, notamment sur les côtés. Helveg, latéral droit inspiré en cette première période, s’infiltrait dans l’axe, frappait à l’entrée de la surface et obligeait Gianluigi Buffon à une belle parade des deux poings.

L’Italie dominée
Auparavant, Totti avait fait apprécier son audace sur coup franc. Le tir en force aux 20 mètres du meneur de jeu de l’AS Roma était détourné en corner par Thomas Sørensen, auteur d’une belle horizontale. Une occasion qui ne masquait pas une première demi-heure hésitante de l’Italie. Etonnamment peu à l’aise en défense, la Squadra Azzurra laissait le Danemark prendre le jeu à son compte.

Del Piero et Totti butent sur Sørensen

Suite à un coup franc côté gauche, Tomasson n’était pas loin d’inscrire son 29e but en sélection mais sa chevelure blonde ne pouvait qu’effleurer le ballon. Malmenée, l’Italie allait néanmoins se créer la plus belle occasion de la première mi-temps. Del Piero, du pied gauche, et Totti, du pied droit, butaient en l’espace de quelques secondes sur un Sørensen en état de grâce. 0–0 : score à la pause.

Le gardien danois sauve les meubles
Totti était bien décidé à s’imposer au milieu de terrain au début du deuxième acte. Le meneur de jeu italien servait Zambrotta en profondeur, lequel, en bout de course, ne réussissait pas à cadrer sa frappe. Les "Azurri" devenaient maîtres de jeu. Et il fallait une autre parade de grande classe du portier danois, sur un coup de tête de Vieri, pour préserver les chances du Danemark, de moins en moins performant sur le plan physique.

Buffon également
Les deux sélectionneurs choisissaient d’intégrer du sang neuf. Mais les situations dangereuses étaient signées par les joueurs titulaires. Christian Panucci plaçait un coup de tête de peu au-dessus. Totti voyait son coup franc encore une fois capté par Sørensen. Côté danois, Tomasson inquiétait Buffon d’un tir puissant du droit. Le ballon écarté des deux poings était repris par Rommedahl dans un angle fermé. La défense italienne dégageait le cuir sur sa ligne.

"Créativité latine"
La partie, engagée et rythmée jusqu’au bout, en restait là. Totti tentait de rafler la mise en toute fin de match mais, contrairement à Zinédine Zidane, ne cadrait pas son dernier coup franc et récoltait un carton jaune pour un tacle irrégulier sur René Henriksen. "Les Danois ont une mentalité nordique et une créativité latine", avait déclaré Giovanni Trapattoni, le sélectionneur transalpin. Un cocktail qui pourrait mener le Danemark bien au-delà du premier tour.


Danemark 0-0 Italie
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# Posté le dimanche 20 juin 2004 07:01