L’Italie en danger

L’Italie en danger
L’Italie, qui avait battu la Suède 2-1 à l’UEFA EURO 2000™, a cette fois concédé le nul face à l’équipe scandinave à l’issue d’une partie alerte. Tenus en échec par le Danemark pour leur entrée dans le tournoi (0-0), les Italiens devront l’emporter contre la Bulgarie (déjà éliminée) pour se qualifier en quarts de finale. Elle devra aussi espérer qu'il y ait un vainqueur entre la Suède et Danemark. Car un nul supérieur à 1-1 qualifierait les Scandinaves.

Totti grand absent de la rencontre
La large victoire contre la Bulgarie (5-0) a laissé des traces côté suédois. Le latéral droit, Teddy Lucic, blessé à une côte, n’était pas inscrit sur la feuille de match. Dans le camp italien, Francesco Totti, suspendu trois matches pour avoir craché au visage du Danois Christian Poulsen, obligeait le sélectionneur transalpin, Giovanni Trapattoni, à revoir sa stratégie offensive. Alessandro Del Piero et Antonio Cassano, 21 ans, étaient associés en soutien de Christian Vieri.

Pas de round d’observation
Le robuste attaquant italien ne se contentait pas de jouer. Il montrait l’exemple. Prenant le meilleur sur deux défenseurs suédois, Vieri se retournait mais butait sur Andreas Isaksson, sorti à sa rencontre. L’Italie avait décidé de ne pas passer par la case "round d’observation". Pour preuve, Simone Perrotta testait les réflexes du gardien suédois d’une frappe sèche du pied gauche des 20 mètres.

Manque de réussite
Face à une équipe suédoise regroupée dans l’axe, le salut des Italiens passait par les côtés. Et au petit jeu des centres, les "Azzurri" se montraient plutôt tranchants. Seule la réussite manquait à l’appel. A deux reprises, Vieri manquait le cadre de la tête suite à des centres de Cassano et Gianluca Zambrotta. Del Piero, alerté par Zambrotta, encore lui, en retrait, reprenait du pied droit. Sa tentative passait de peu à côté du poteau droit d’Isaksson.

Cassano sur un centre de Panucci
Les Italiens manquaient, chose inhabituelle, de réalisme devant le but. Mais les événements allaient enfin tourner en leur faveur. Christian Panucci, de l’aile droite, enroulait sa passe aérienne et trouvait la tête de Cassano, démarqué aux six mètres. L’attaquant de la Roma devançait Isaksson et inscrivait son deuxième sous le maillot italien (en cinq sélections). Côté suédois, pas grand-chose à signaler hormis un tir hors cadre de Zlatan Ibrahimovic en début de rencontre suite à une judicieuse talonnade de Fredrik Ljungberg.

Se mettre à l’abri
A la pause, l’avantage des protégés de Trapattoni était mérité. La formation suédoise avait été débordée par les centres des ailiers italiens en première période. Elle l’était à nouveau au retour des vestiaires. Panucci alertait Vieri au premier poteau. La reprise du plat du pied droit ne trouvait pas la cible. Désireuse de se mettre à l’abri, la "Squadra Azzurra" ne se contentait pas seulement de gérer la rencontre.

L’Italie allait le regretter
Del Piero, maître à jouer de l’Italie en l’absence de Totti, régalait l’Estádio do Dragão. Sa louche à l’entrée de la surface de réparation lobait Isaksson. Il fallait un retour d’Andreas Jakobsson devant sa ligne pour mettre le ballon en corner. La formation transalpine ne profitait pas d’autres situations dangereuses. Elle allait le regretter…

La main ferme de Buffon
Remonter un but à l’Italie est en général difficile. Voire impossible. Mais la Suède jouait crânement sa chance. Les Scandinaves mettaient une pression terrible sur le but de Buffon. Et il s’en fallait de peu d’assister à l’égalisation. Henrik Larsson décalait Mattias Jonson à droite de la surface de vérité. La frappe en pleine course était détournée d’une main ferme par le gardien italien, auteur d’un plongeon splendide.

Aile de pigeon d’Ibrahimovic
Un avertissement sans frais. A cinq minutes du coup de sifflet final, l’Italie ne parvenait pas à dégager un corner. Le ballon végétait en l’air. Ibrahimovic coupait court à tout suspense en égalisant d’une aile de pigeon qui lobait Vieri sur sa ligne. 1-1. Les "Azzurri" poussaient une dernière fois. Trop tard. Après un large succès face à la Bulgarie (5-0), la Suède poursuivait de belle manière son aventure portugaise.


Italie 1-1 Suède
37' Cassano 85' Ibrahimovic
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# Posté le dimanche 20 juin 2004 07:13

Quarts en vue pour le Danemark

Quarts en vue pour le Danemark
"Le nul contre l’Italie ne servira à rien si nous ne battons pas la Bulgarie." Morten Olsen, sélectionneur du Danemark, a bien su faire passer son discours. Sans trembler, le Danemark s’est facilement imposé pour la troisième fois de son histoire face à la Bulgarie et prend une option pour les quarts de finale du tournoi. Les Danois sont en tête du Groupe C avec quatre points en attendant la rencontre opposant l’Italie à la Suède. La Bulgarie rejoint la Russie au tableau des formations éliminées.

Retour de Jesper Grønkjær
Privée de son défenseur central, Predrag Pazin (cheville), la formation bulgare débutait la partie avec l’arrière du PFC Levski Sofia, Ilian Stoianov. Jesper Grønkjær, présent aux obsèques de sa mère cette semaine, rejoignait ses coéquipiers danois et prenait place sur le banc des remplaçants. Thomas Gravesen, suspendu contre l’Italie (0-0), intégrait, quant à lui, le onze de départ.

Première occasion pour Jørgensen
L’activité du milieu de terrain illustrait la domination danoise dès les premières minutes de jeu. Efficaces et rapides sur les côtés, les Danois inquiétaient le gardien bulgare en tout début de rencontre. Jørgensen, à bout portant, puis Ebbe Sand, dans la foulée, butaient sur Zdravko Zdravkov. Il n’y avait qu’une seule équipe sur le terrain.

Manque de réussite
Le Danemark augmentait la pression sur le but adverse. Martin Laursen, contré in extremis, et Grønkjær, entré en cours de jeu à la place de Dennis Rommedahl et auteur d’une frappe trop molle à l’angle des six mètres, avaient l’opportunité d’ouvrir la marque. Quelques minutes plus tard, les supporters danois croyaient fêter le premier but de leurs favoris mais Jon Dahl Tomasson trouvait le petit filet extérieur après avoir dribblé le portier bulgare.

Tomasson ouvre la marque
L’attaquant de l’AC Milan remédiait bien vite au problème de réussite de ses coéquipiers. Juste avant la pause, Tomasson, suite à un caviar de Jørgensen, n’avait plus qu’à pousser le cuir dans le but déserté, inscrivant au passage son 29ème but sous les couleurs danoises. Une bonne chose de faite pour le Danemark. Auparavant, la Bulgarie avait laissé passer sa chance sur des tentatives de Marian Hristov et Martin Petrov, pourtant idéalement démarqué au point de penalty.

Des Bulgares combatifs
"Physiquement, mes joueurs sont prêts. Mentalement, ce n’est pas le cas", avait déclaré Plemen Markov, sélectionneur de la Bulgarie, avant le coup d’envoi. Ses joueurs allaient le contredire en début de seconde période. Zoran Jankovich, à 20 mètres dans l’axe, voyait sa frappe passer à 30 centimètres du poteau droit de Sørensen. Depuis l’entrée d’un deuxième attaquant en la personne de Zdravko Lazarov, les Bulgares faisaient le jeu et n’abdiquaient pas.

Baisse de rythme
En face, la stratégie défensive des Danois laissait peu d’espaces aux attaquants bulgares. Malgré la bonne volonté de ces derniers et leur désir d’aller de l’avant, la rencontre retombait en intensité. Ce score de 1-0 faisait apparemment le bonheur d’un Danemark solide mais sans génie.

Expulsion de Stilian Petrov
La bonne période bulgare prenait fin à un quart d’heure du coup de sifflet final. Les protégés de Markov multipliaient les fautes et collectionnaient les cartons jaunes. La fin de match s’avérait même catastrophique. L’expulsion du capitaine bulgare, Stilian Petrov, était suivie du deuxième but danois. Suite à un une-deux avec Tomasson à l’entrée de la surface, Grønkjær trouvait le petit filet opposé de Zdravkov d’un tir enroulé du pied droit.

Fin du cauchemar bulgare
Ebbe Sand n’était pas loin d’inscrire le troisième but mais sa frappe lointaine heurtait la barre transversale. Le cauchemar de la Bulgarie prenait fin sur cette nouvelle offensive des Scandinaves. Il était temps.


Bulgarie 0-2 Danemark
44' Tomasson
90'+2'Grønkjær
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# Posté le dimanche 20 juin 2004 07:13

Les Bleus se compliquent la tâche

Zinédine Zidane pensait avoir fait le plus dur en débloquant la partie. Mais après la pause, les Croates ont donné du fil à retordre aux Bleus qui devront patienter jusqu’au 21 juin et leur troisième match face à la Suisse pour espérer se qualifier pour les quarts de finale de l’EURO 2004. L’équipe de Santini revient de très loin.

Une défense remaniée, un milieu recomposé
Confortés par leur première prestation, couronnée par une victoire aussi heureuse que bienvenue sur leurs « meilleurs ennemis », les Bleus enregistraient le retour de Desailly, leur « capitaine de route » face aux Croates. Performant face à l’Angleterre, Gallas était reconduit à droite tandis que Silvestre glissait dans le couloir opposé, Lizarazu faisant les frais de l’opération. Au milieu, Wiltord prenait la place du « guide local », Robert Pires, et Dacourt celle de Makelele, touché à la clavicule droite face à l’Angleterre.

Du soleil et des couleurs
Le désormais célèbre maillot bleu géant remonte la tribune des Français. Dans le virage opposé, un magnifique drapeau à damier rouge et blanc baigné de soleil se déploie. Les deuxièmes rencontres de poule présentent cet intérêt qu’ils autorisent souvent les équipes à se livrer. Certaines, pour ne pas conforter leur place et leur statut, d’autres pour éviter le naufrage. Au final, elles pourront toujours se dire qu’elles sont encore en course.

Du jeu et un zest d’envie
Les premiers instants apportaient leur lot de certitudes : a priori, les débats promettaient d’être animés. En place, les Bleus ne dérogeaient pas à leur bonnes vieilles habitudes en se positionnant très haut. Wiltord s’appliquait à trouver systématiquement son compère d’Arsenal FC, Thierry Henry ou encore Trezeguet, heureux de pouvoir enfin gambader après avoir été sevré par les Anglais.

Zidane poursuit sa belle vie en bleu
Sur un coup franc excentré côté gauche, Zidane montrait si nécessaire que ses deux coups de pied arrêtés victorieux quatre jours plus tôt étaient tout sauf le fruit du hasard. Sa frappe enroulée mystifiait gardien, adversaires et coéquipiers. Le ballon finissait sa course dans le petit filet gauche de Tomislav Butina. Un but finalement accordé à Silvestre. Henri et « Trezegol » se démenaient et sur un centre venu de la gauche, Gallas, de la tête ratait une belle occasion de se faire ovationner.


La bourde de Desailly
Et les Croates dans tout ça ? Ils cherchaient Rapaic ou Niko Kovac, pour alerter Dado Pršo et Tomo Šokota. Mais se confrontaient à un mur bleu, qui passait la plupart du temps par le capitaine d’Arsenal pour élaborer les contres. Car, évidemment, la donne avait changé, les hommes d’Otto Baric se devant de pousser pour garder une chance de rencontrer Grecs, Espagnols ou Portugais en quarts. C’était chose faite une poignée de minutes après la pause. Rosso s’infiltrait côté droit et s’écroulait après une « poussette » de Silvestre. Rapaic frappait fort sur la gauche de Barthez pour égaliser.

La France de nouveau menée !
Sur une transversale de Rapaic, toujours lui, à l’attention de Pršo, le monégasque profitait d’une bévue de Desailly pour exécuter Barthez ! Pas le temps de souffler et voilà Wiltord qui déboulait côté droit pour Henry, mais la belle offensive tricolore avortait.

« Trezegol » à la relance
Trezeguet redonnait l’espoir aux siens en profitant d’une passe en retrait mal ajustée pour Butina, qui dégageait sur David, qui, dans un angle impossible, réussissait son 29ème but international. Henry était signalé hors-jeu sur un raid solitaire. Sur un contre hallucinant, Henry était séché par Leko alors qu’il s’était donné du champ. Puis Thuram et Barthez se télescopaient devant Pršo.

Le tout pour le tout

Pires côté droit puis Henry dans l’axe étaient à deux doigts de délivrer les Bleus mais le gardien croate s’interposait. Enfin, dans le temps additionnel, Mornar, aux six mètres, enlevait trop sa frappe alors que Barthez était battu ! Les Bleus pouvaient alors remercier leurs supporters, tandis que les Croates recevaient une légitime ovation.



Croatie 2-2 France
48'(pen)Rapaic 22' Tudor (b.c.s.c.)
52' Pršo 64' Trezeguet
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# Posté le dimanche 20 juin 2004 07:11

Les Anglais trop forts

En dépit d'un début de match appliqué, la croix suisse n'a pas supplanté celle de saint George. En attendant le résultat de Croatie - France, le drapeau anglais flotte au sommet du Groupe B et les coéquipiers de David Beckham se sont rachetés après leur défaite contre la France

Les Suisses dos au mur
Quant aux Suisses, après leur 0-0 en ouverture, il leur faudra au moins un exploit face au voisin français, lundi, pour poursuivre l'aventure.

Crispés, les Anglais
"Il nous faut tenir les 20 premières minutes", avait martelé Köbi Kuhn le coach suisse. Ce premier objectif était pourtant atteint sans frayeur face à une formation anglaise crispée par l'enjeu. Sur un corner brossé par Murat Yakin, Steven Gerrard manquait même de tromper David James de la tête, le ballon passant légèrement au-dessus (16e).

Rooney cogne
Dans la foulée, Wayne Rooney se présentait seul face à Jörg Stiel mais le vétéran de l'EURO (36 ans) s'interposait malgré le pied en avant fielleux de l'attaquant du Liverpool FC (18e).

Rooney marque
Le match était lancé. Il allait décoller pour les 25 000 supporters anglais qui avaient pacifiquement envahi Coimbra, ne laissant qu'un virage aux 3000 Suisses. A la 23e minute, Michael Owen recevait un ballon sur la gauche de la surface, le contrôlait sans
entrave et servait Rooney à six mètres face au but. Cette fois "Roonaldo" ne manquait pas la cible de la tête (1-0). Pour première fois depuis 10 matches de compétition, la Suisse encaissait le premier but.

L'Angleterre domine
Soulagés, les joueurs de Sven-Göran Eriksson continuaient de pousser. Seule une tête d'Alexander Frei sur un centre de Christoph Spycher (29e) modérait leurs ardeurs. Mais avant la pause, Rooney (32e, encore seul face à Stiel) et Cole, dont le centre à ras de terre ne trouvait pas preneur (36e), auraient pu doubler la mise. Un coup franc de Yakin trop à gauche (45e) ne rétablissait pas l'équilibre.

Impressionnante défense
A la reprise, l'entrée de Daniel Gygax, à la place d'un Stéphane Chapuisat inexistant, redonnait du mordant au milieu suisse mais c'est en arrivant devant le but que les choses se compliquaient. La rentrée de Jon Terry dans l'axe rendait trop forte la défense anglaise.

La Suisse à dix
Celle-ci bombait encore le torse lorsque Bernt Haas, l'un des meilleurs Suisses jusque là, écopait d'un deuxième carton jaune pour une faute sur l'insaisissable latéral gauche Ashley Cole (60e).

Attention au contre
Incapables de déstabiliser Sol Campbell et Terry et inférieures en nombre les Helvètes s'exposaient au contres menés à vitesse supersonique par Michael Owen et Wayne Rooney et Stiel était sollicité plus d'une fois (56e et 68e minutes entre autres).

Vassell en or
Lorsqu'Owen laissait sa place à Darius Vassell (72e), ce dernier expédiait sa première tête de peu à côté. Le deuxième ballon était le bon. Mystifiant Patrick Müller pour récupérer un immense dégagement d'Owen Hargreaves, l'attaquant de l'Aston Villa FC servait Rooney lancé comme une balle. Sa frappe fracassait le
poteau, tapait l'infortuné Stiel et entrait dans le but (2-0 75e).

Et de trois
Assommés autant que leur gardien, les Suisses pliaient encore sur un nouvel assaut mené par Gary Neville et conclu par Steven Gerrard (3-0, 82e). Rideau.


Angleterre 3-0 Suisse
23' Rooney
75' Rooney
82' Gerrard
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# Posté le dimanche 20 juin 2004 07:09

Le Portugal encore en course

Le Portugal encore en course
“La vie ou la mort”. Luiz Felipe Scolari avait pris le soin de peser ses mots. L’enjeu de la rencontre était énorme. Ses joueurs ont semble-t-il entendu et compris le message. Face à une Russie réduite à dix en fin de première période et désormais éliminée de la compétition, les Portugais ont assuré l’essentiel : la victoire. Un succès qui place le pays hôte à la troisième place du Groupe A, un point derrière l’Espagne et la Grèce, auteurs d’un match nul (1-1) dans l’après-midi. Les choses sont désormais claires : Les Lusitaniens devront battre leurs voisins espagnols pour s’offrir une place en quart de finale.

Quatre changements
Décimée et inexpérimentée. La Russie devait se passer d’un nouveau défenseur central, Roman Sharonov, expulsé contre l’Espagne et remplacé par le jeune Aleksei Bugayev (une seule sélection). Scolari, pour sa part, avait promis des changements. Quatre nouveaux joueurs prenaient place dans le onze de départ. Et notamment Deco, préféré en meneur de jeu à Rui Costa.

Maniche ouvre le score
Un choix judicieux. Le milieu de terrain dirigeait d’entrée de jeu le navire portugais aussi brillamment que celui du FC Porto, récemment vainqueur de l’UEFA Champions League. Sept minutes suffisaient à Deco pour donner raison à son sélectionneur. Côté droit, le maître à jouer adressait un centre à destination de Maniche. Ce dernier contrôlait le ballon au point de penalty et trompait Sergei Ovchinnikov d’un tir croisé du pied droit.

Sans Mostovoi…
Orpheline de son meneur de jeu, Aleksandr Mostovoi, contraint de quitter le Portugal après avoir critiqué les méthodes de son entraîneur, la Russie n’était que l’ombre d’elle-même. Seul un coup franc de Andrei Kariaka, nettement au-dessus, venait inquiéter la sérénité portugaise. Le Portugal avait auparavant eu l’occasion de doubler la mise. Mais ni Pauleta, sur un bon centre de Luis Figo, ni Deco, d’une volée ambitieuse, ne trouvaient la cible.

…ni Ovchinnikov
La tâche des Russes se compliquait sérieusement en fin de première période quand Ovchinnikov récoltait un carton rouge. Suite à une passe en retrait trop molle de Dmitri Sennikov, le gardien russe sortait au devant de Pauleta et repoussait le cuir de la main en dehors de la surface de réparation. Expulsion et suite des malheurs pour la Russie.

Des sifflets

Un tout autre visage. La formation russe, à l’image de Kariaka qui obligeait Ricardo à deux parades difficiles, revenait sur le terrain enfin décidée à attaquer et à mettre la pression sur le Portugal. La nervosité gagnait autant la formation locale que les supporteurs lusitaniens, dont les sifflets commençaient à se faire entendre.

Figo sur le poteau
Mais à dix contre onze, la Russie peinait physiquement. Figo et ses coéquipiers reprenaient dès lors leur domination. Deco servait Nuno Gomes, entré en jeu à la place de Pauleta, plein axe. L’attaquant du SL Benfica transmettait à son tour à Figo dont le tir de la semelle droite trouvait le poteau gauche du gardien remplaçant, Viacheslav Malafeev. Deco avait bien suivi mais sa tentative, dans un angle fermé, passait au-dessus. La tension et l’anxiété planaient toujours sur la rencontre.

En attendant l’Espagne
Pour décrisper l’atmosphère, Scolari lançait l’enfant du pays, Cristiano Ronaldo (natif de Lisbonne), dans la bataille. Le milieu de terrain du Manchester United FC montrait toute l’étendue de son talent à une minute du coup de sifflet final. Celle de la délivrance pour le Portugal. Ronaldo semait la défense russe côté gauche et, de l’extérieur du pied droit, trouvait Rui Costa qui levait la jambe droite pour battre Malafeev à bout portant. Tout le stade da Luz pouvait souffler et fêter leurs favoris. En attendant un derby explosif face à l’Espagne ce dimanche.


Russie 0-2 Portugal
7' Maniche
89' Rui Costa
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# Posté le dimanche 20 juin 2004 07:07