Pires à gauche, Zidane dans l’axe !
Les Suisses étaient dans l’obligation de gagner pour passer. Pour contrecarrer leurs plans, Santini a conservé ses deux demi-défensifs, derrière Zinédine Zidane et le duo Trezeguet-Henry. Surtout, il a placé Pires à gauche, place qui fut la sienne toute la saison à l'Arsenal FC. Très remonté cette semaine, Lizarazu est finalement aligné un peu plus bas.
La montée en puissance
Le Gunner creusait immédiatement des brèches. Bien mieux positionnés, les Bleus assuraient. Cela ne les empêchait pas de se faire peur sur un tir de l'extérieur de Hakan Yakin consécutif à un centre de Daniel Gygax. Puis, un coup franc de Yakin aux dix-huit mètres était claqué par Barthez.
Le troisième but de Zizou
Zidane, zig-zaguait dans la surface et s’écroulait. Le coup franc de Henry était détourné en corner. Pires le bottait, et, de l’arrière du crâne, Zizou inscrivait son troisième but personnel dans cet EURO 2004. Les Français étaient enfin entrés dans leur tournoi !
La Suisse se remet en selle
Mais voilà, depuis le début de l’EURO 2004™, l’ouverture du score n’est pas forcément un gage de sécurité. Cinq minutes plus tard, sur une erreur de relance de Silvestre, le jeune Johan Vonlanthen – désormais le plus jeune buteur en Championnat d’Europe -, à la réception d’un caviar de Ricardo Cabanas, croisait son tir et Barthez ne pouvait détourner du pied !
Comme un malaise
Cela donnait évidemment des idées aux Helvètes et, insidieusement, mettait le doute dans l’esprit des Bleus. Un centre magistral de Zizou était repris de la tête par Henry. De peu à côté. Sur un déboulé du Gunner, qui n’avait jusque-là toujours pas donné la pleine mesure de son talent, Stiel s’emparait aisément du cuir.
Domination stérile
Blessé, Sagnol cédait sa place après le repos. L’arbitre sortait le jaune pour Henry, coupable à ses yeux d’avoir plongé dans la surface. Mais que les Bleus avaient du mal, tant dans la conservation du ballon que dans l’aboutissement de leurs actions.
Louche de Henry
Alors, dans les airs, Murat Yakin s’envolait. Santini s’impatientait. Devant leur poste de télé ou dans les gradins de Coimbra, ses compatriotes faisaient de même. Symbole de cette insuffisance, Trezeguet ne pouvait reprendre une louche de "Titi" (Henry) avant de s’écrouler.
La France piétine
'Liza' trouvait Pires qui crochetait intérieur et enroulait des trente mètres. En vain. Les Suisses essayaient de faire tourner. Et y parvenaient plutôt bien. Et lorsque Pires remontait le ballon, quatre Français étaient pris dans l’étau de leurs voisins suisses.
Henry avait beau alterner, à droite ou à gauche, ses accélérations ne prenaient pas en défaut les deux ou trois gardes du corps qui collaient à ses basques.
Henry, enfin !
Sur un prolongement de la tête de Louis Saha, qui venait de remplacer Trezeguet, Henry s’arrachait et débloquait son compteur buts. Peu après, sur un bijou de Pires, nettement plus remuant, Henry voyait sa tête captée par le portier helvétique.
"Titi" bisse
A six minutes du terme, Henry, délivré de ses démons, slalomait et prenait Stiel à contre-pied. La France pouvait souffler. Pour la troisième fois en huit ans, elle accédait aux quarts de finale d’un championnat d’Europe.
Suisse 1-3 France
26' Vonlanthen 20' Zidane
76' Henry
84' Henry