Le tenant se maintient

Le tenant se maintient
La France rencontrera la Grèce en quart de finale de l’EURO 2004™, le 25 juin l'Estadio Alavalade de Lisbonne. En disposant péniblement d'une équipe de Suisse déstabilisée par "l’affaire Frei" mais vaillante, les Bleus ont rempli leur contrat. Ils poursuivent leur parcours. S’ils se sont un peu rassurés, ils ont tardé à se mettre à l’abri mais évitent le pays hôte. C’est déjà ça.

Pires à gauche, Zidane dans l’axe !
Les Suisses étaient dans l’obligation de gagner pour passer. Pour contrecarrer leurs plans, Santini a conservé ses deux demi-défensifs, derrière Zinédine Zidane et le duo Trezeguet-Henry. Surtout, il a placé Pires à gauche, place qui fut la sienne toute la saison à l'Arsenal FC. Très remonté cette semaine, Lizarazu est finalement aligné un peu plus bas.

La montée en puissance
Le Gunner creusait immédiatement des brèches. Bien mieux positionnés, les Bleus assuraient. Cela ne les empêchait pas de se faire peur sur un tir de l'extérieur de Hakan Yakin consécutif à un centre de Daniel Gygax. Puis, un coup franc de Yakin aux dix-huit mètres était claqué par Barthez.

Le troisième but de Zizou
Zidane, zig-zaguait dans la surface et s’écroulait. Le coup franc de Henry était détourné en corner. Pires le bottait, et, de l’arrière du crâne, Zizou inscrivait son troisième but personnel dans cet EURO 2004. Les Français étaient enfin entrés dans leur tournoi !

La Suisse se remet en selle
Mais voilà, depuis le début de l’EURO 2004™, l’ouverture du score n’est pas forcément un gage de sécurité. Cinq minutes plus tard, sur une erreur de relance de Silvestre, le jeune Johan Vonlanthen – désormais le plus jeune buteur en Championnat d’Europe -, à la réception d’un caviar de Ricardo Cabanas, croisait son tir et Barthez ne pouvait détourner du pied !

Comme un malaise
Cela donnait évidemment des idées aux Helvètes et, insidieusement, mettait le doute dans l’esprit des Bleus. Un centre magistral de Zizou était repris de la tête par Henry. De peu à côté. Sur un déboulé du Gunner, qui n’avait jusque-là toujours pas donné la pleine mesure de son talent, Stiel s’emparait aisément du cuir.

Domination stérile
Blessé, Sagnol cédait sa place après le repos. L’arbitre sortait le jaune pour Henry, coupable à ses yeux d’avoir plongé dans la surface. Mais que les Bleus avaient du mal, tant dans la conservation du ballon que dans l’aboutissement de leurs actions.

Louche de Henry
Alors, dans les airs, Murat Yakin s’envolait. Santini s’impatientait. Devant leur poste de télé ou dans les gradins de Coimbra, ses compatriotes faisaient de même. Symbole de cette insuffisance, Trezeguet ne pouvait reprendre une louche de "Titi" (Henry) avant de s’écrouler.

La France piétine

'Liza' trouvait Pires qui crochetait intérieur et enroulait des trente mètres. En vain. Les Suisses essayaient de faire tourner. Et y parvenaient plutôt bien. Et lorsque Pires remontait le ballon, quatre Français étaient pris dans l’étau de leurs voisins suisses.
Henry avait beau alterner, à droite ou à gauche, ses accélérations ne prenaient pas en défaut les deux ou trois gardes du corps qui collaient à ses basques.

Henry, enfin !
Sur un prolongement de la tête de Louis Saha, qui venait de remplacer Trezeguet, Henry s’arrachait et débloquait son compteur buts. Peu après, sur un bijou de Pires, nettement plus remuant, Henry voyait sa tête captée par le portier helvétique.

"Titi" bisse
A six minutes du terme, Henry, délivré de ses démons, slalomait et prenait Stiel à contre-pied. La France pouvait souffler. Pour la troisième fois en huit ans, elle accédait aux quarts de finale d’un championnat d’Europe.



Suisse 1-3 France
26' Vonlanthen 20' Zidane
76' Henry
84' Henry

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# Posté le mardi 22 juin 2004 04:55

Nuno Gomes héros national

Nuno Gomes héros national
C’est toute une péninsule qui attendait cette lutte fratricide entre les deux voisins ibères. Qui de l’Espagne ou du Portugal, pays organisateur de l'UEFA EURO 2004™, allait passer à la trappe ? Pendant longtemps, ce fut le Portugal mais Nuno Gomes est venu délivrer tout un peuple et offrir au Portugal sa première victoire face à l’Espagne depuis vingt-trois ans. Historique. Dans l’autre rencontre, la Russie a battu la Grèce 2-1 mais les Hellènes sont qualifiés.

Torres titulaire
Pour cette rencontre décisive, les deux sélectionneurs avaient décidé de procéder à quelques modifications. Notamment du côté espagnol. Carlos Marchena suspendu, Iñaki Sáez titularisait Juanito en défense centrale. Au milieu de terrain, Rubén Baraja laissait sa place à Xabi Alonso. Enfin, Joseba Etxeberria (blessé) et Fernando Morientes allaient s’asseoir sur le banc tandis que Joaquín et Fernando Torres démarraient la partie.

Ronaldo d’entrée
Malgré ce que l’on pouvait imaginer, Luiz Felipe Scolari avait décidé de ne procéder qu’à un seul changement avec la titularisation tant attendue de Cristiano Ronaldo en lieu et place de Simão Sabrosa. Le jeune prodige se signalait rapidement avec son aisance technique et faisait des misères à l’ensemble de l’arrière-garde espagnole. Le Portugal dominait légèrement les débats tandis que les hommes d’Iñaki Sáez, qualifiés avec un résultat nul, voire une courte défaite, restaient en position d’attente.

Miguel frappe le premier
Si les situations dangereuses se succédaient sur le but espagnol, aucune frappe digne de ce nom ne venait inquiéter Iker Casillas. Il fallait patienter 20 minutes pour assister à la première envolée du portier du Real Madrid CF. Sur un tir tendu de Miguel, Casillas repoussait le ballon. Le Portugal se faisait pressant.

Dangereux Espagnols
Néanmoins, sur quelques accélérations Vicente et ses copains se rappelaient au bon souvenir des Portugais. Raúl lançait Fernando Torres en profondeur mais Ricardo, vigilant, devançait l’attaquant du Club Atlético de Madrid. Quelques minutes plus tard, c’est Nuno Valente qui dégageait in extremis un ballon bouillant dans les six mètres portugais. Sur le corner, Ivan Helguera tentait sa chance du droit. Sa frappe, contrée, passait à droite du but. A la 43e minute, un coup de tête de Torres se rapprochait du cadre.

Ronaldo réveille le Portugal
Juste avant la pause, les joueurs de Scolari, amorphes depuis un petit quart d’heure, se réveillaient. Sur un centre venu de la gauche, Ronaldo, l’homme de cette première période, s’élevait plus haut que tout le monde. Malheureusement, sa tête était trop décroisée.

Nuno Gomes entre et marque
Au retour des vestiaires, Pauleta, peu en réussite depuis le début de la compétition, laissait sa place à Nuno Gomes. Cela n’avait pas l’effet escompté instantanément puisque les Espagnols, vêtus de blanc ce soir, démarraient la deuxième période tambour battant. Pourtant, à la 56e minute et sur l’un de ses premiers ballons, l’attaquant du SL Benfica décochait une frappe terrible du droit. De vingt mètres, il battait Iker Casillas.

Torres frappe sur le poteau
Pour la première fois de la soirée, le Portugal était qualifié pour les quarts de finale. Virtuellement éliminée, l’Espagne accélérait et Fernando Torres trouvait le montant droit de Ricardo. Mais les Portugais ne reculaient pas et Figo, sur un coup franc superbement enveloppé, forçait le gardien espagnol à sortir le grand jeu (68e). Sur le corner suivant, c’est Costinha qui mettait Casillas à contribution.

Carvalho sauve son camp

Après cette double occasion, les Espagnols repartaient de l’avant. Tout juste entré en jeu, Luque lobait Ricardo mais Ricardo Carvalho sauvait son camp (76e). L’air devenait irrespirable pour les 48 000 spectateurs massés dans l’enceinte du Sporting Clube de Portugal. Malgré leurs efforts, les Espagnols n’allaient jamais réussir à inverser la tendance. Et c’est même Costinha, d'un coup de tête, et Maniche qui n’étaient pas loin de doubler la mise. Qu'importe, le Portugal se qualifiait pour les quarts de finale. La nuit sera magnifique.


Espagne 0-1 Portugal
57' Nuno Gomes


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# Posté le lundi 21 juin 2004 04:33

La Grèce touche aux quarts

La Grèce touche aux quarts
Le passage fut étroit, mais suffisant. C’est grâce aux quatre points glanés lors de ses deux premières rencontres que les Grecs sont aujourd’hui en quarts de finale. Car la prestation offerte face à la Russie a été pauvre. Mais la défaite est parfois synonyme de qualification.

Le but le plus rapide
Alors que le derby latin entre Portugais et Espagnols retenait l’attention du pays hôte et de toute la péninsule ibérique, l’histoire ne retiendra plus que deux faits : que la Grèce s’est qualifiée pour la première fois pour les quarts de finale d’une compétition internationale. Et que Kirichenko a inscrit le but le plus rapide dans les annales de l’UEFA Euro. Depuis que le Championnat d’Europe des nations existe, soit 44 ans, aucun buteur n’avait pu percer les filets dans les deux premières minutes d’une rencontre.

Le Russie se retrouve
Lancé dans l’axe, Dmitri Kirichenko prenait le meilleur sur Katsouranis qui n’arrivait pas à dégager son camp. L’attaquant russe battait du droit Nikopolidis, abattu d’entrée par ce coup du sort. Le tableau d’affichage confirmait immédiatement que ce but était bien le plus rapide jamais inscrit dans une phase finale de l’Euro (2e minute). Et la Russie, débordée voire déboussolée lors des deux premiers matches (perdus), retrouvait l’entrain en prenant ce match à bras le corps. Comme pour montrer que son élimination prématurée était injustifiée. Un quart d’heure plus tard, Dmitri Bulykin, sur un corner de Gusev, battait Nikopolidis. Encore démarqué, le Russe réussissait une tête plongeante de toute beauté. La défense grecque était à l’agonie.

La maladresse de Charisteas
La Grèce subissait les assauts russes mais arrivait parfois à se dégager. Sur l’un des mouvements offensifs héllènes, un centre venu de la gauche atterrissait dans les pieds de Charisteas. Seul au deuxième poteau, l’ailier droit tirait largement au-dessus. La meilleure occasion grecque de cette première demi-heure était l’une des rares dignes de ce nom. Incapable de tenir le ballon, déstabilisée par des Russes très agressifs sur le porteur adverse, la Grèce semblait perdre à la fois souffle et imagination, d’autant que Bulykin et Kariaka étaient toujours remuants.

Vryzas, le sauveur
La pause approchait… Soudain, Papadopoulos sauta dans les airs pour récupérer un ballon volant au-dessus de la surface russe. Le cuir revint ainsi dans les pieds de Zisis Vryzas. Le buteur de l'AC Fiorentina lobait astucieusement Malafeev venu à sa rencontre. Malgré ce but inscrit en fin de période, les Grecs reprenaient le deuxième acte nerveusement et Nikopolidis devait capter un centre du mobile Gusev.

Une oreille tendue vers Lisbonne
Le jeu se déroulait entre des lignes désormais distendues. Les occasions franches échouaient plutôt dans les pieds russes, telle cette combinaison Sychev-Semshov de la 72e minute. Les Grecs reculaient, subissaient mais survivaient. Leur banc avait l’oreille collée à la radio qui leur contait l’épique partie qui se tenait à Lisbonne. Là-bas, le pays organisateur menait devant l’Espagne. Et à ce jeu mathématique, les Grecs (qui avaient arraché le nul aux Espagnols, 1-1) passaient devant. L’équipe d’Otto Rehhagel, qui avait défait le Portugal (2-1), tenait son passage pour le tour suivant, de justesse.

Trop tard pour la Russie
Un troisième but aurait en effet été fatal aux Héllènes en vue de la qualification en quarts. Un dernier baroud de Tsiartas et de Kirichenko conclueront cette partie débridée. D’abord Tsiartas, donc, sur un coup franc puissamment exécuté obligeant Malafeev à dégager des deux poings sous la pression, puis l’attaquant russe du CSKA Moscou, sur un centre glissant de la droite, ne pourra entrer en contact avec la balle, devant un but presque vide. Le score restait figé. Sortie de cette édition 2004, la Russie restera dans les livres de l’UEFA pour avoir été la plus rapide à marquer. L’ironie veut cette réalisation express du troisième match de poule, pour remarquable qu’elle soit, soit venue bien trop tard.


Russie 2-1 Grèce
2' Kirichenko 43' Vryzas
17' Bulykin


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# Posté le lundi 21 juin 2004 04:30

Les Tchèques prennent le quart

Les Tchèques prennent le quart
La République tchèque aime les Pays-Bas. En septembre dernier, les Tchèques s'étaient imposés 3-1 lors des éliminatoires de l’UEFA Euro 2004. Ils ont réédité l’exploit grâce à un but de Vladimir Šmicer en fin de match. Un match incroyable. Le plus beau du tournoi jusqu’à présent. Le plus indécis aussi. Menée 2-0 après 19 minutes, les coéquipiers de Pavel Nedved ont signé un incroyable retournement de situation. Ils sont les premiers qualifiés pour les quarts de finale de la compétition. Les Pays-Bas n'ont plus leur destin entre leurs mains. Une victoire allemande contre la République tchèque les renverrait à la maison.

Kluivert aux côtés de Van Nistelrooij
Difficiles vainqueurs de la Lettonie (2-1), les Tchèques attaquaient la rencontre avec un milieu de terrain à quatre éléments, laissant le géant Jan Koller et Milan Baroš perturber la défense néerlandaise. René Bolf, nouveau défenseur central de l'AJ Auxerre, malade, était absent. Dick Advocaat, sélectionneur des Pays-Bas, décidait d’aligner une nouvelle fois Ruud van Nistelrooij en attaque. Toujours pas de Patrick Kluivert à ses côtés. Clarence Seedorf retrouvait sa place au milieu de terrain.

But dès la quatrième minute
Après une reprise du droit trop enlevée de Koller, les Pays-Bas trouvaient le chemin des filets. Arjen Robben enroulait un coup franc du pied gauche et trouvait, au deuxième poteau, la tête piquée et gagnante du défenseur Wilfred Bouma. On jouait seulement la quatrième minute de la partie.

Van Nistelrooij double la mise
Hésitante et brouillonne face aux Allemands, L’équipe néerlandaise montrait un tout autre visage. Rien d’étonnant pas conséquent si les "Oranje" doublaient la mise un quart d’heure plus tard. Lancé côté gauche à la limite du hors-jeu, Robben centrait pour la reprise du plat du pied droit sans fioriture de Van Nistelrooij. Petr Cech était battu.

Koller réduit la marque
La formation de l’Est ne pouvait pas plus mal débuter la rencontre. Mais le mental est l’un des points forts de la République tchèque. A la 23e minute, Milan Baroš résistait à la charge de Jaap Stam et servait Koller, seul aux six mètres. Le géant tchèque ne manquait pas une telle occasion de réduire le score et trompait Edwin van der Sar. Son 28e but en sélection. Le match était relancé. Mais, quand Edgar Davids trouvait le poteau d’une tentative du pied gauche, Pavel Nedved, élu homme du match, et ses coéquipiers, pouvaient s’estimer heureux de regagner les vestiaires avec seulement un but de retard.

Petr Cech brillant
La rencontre reprenait sur des bases toujours aussi élevées même si la réussite faisait cette fois-ci défaut. Comme sur cette frappe de Karel Poborský à 10 mètres brillamment repoussée pas Van der Sar. Le gardien batave s’imposait encore sur une belle demi-volée en pivot de Nedved. Les Pays-Bas n’étaient pas en reste. Van Nistelrooij inquiétait Cech de la tête suite à un centre de l’excellent Robben.

Egalisation tchèque
Marek Heinz, buteur providentiel contre la Lettonie, entrait en jeu. Un choix stratégique presque payant. Sur son centre en retrait, Vladimir Šmicer frappait du gauche mais Van der Sar avait la main gauche ferme. Il ne pouvait rien en revanche sur une formidable action initiée par Nedved. Le Ballon d’Or tchèque alertait Koller qui remisait de la poitrine pour Baroš. La demi-volée de l’attaquant du Liverpool FC terminait sa course dans la lucarne.

Retournement de situation
Dès lors, les Tchèques devenaient irrésistibles. A onze contre dix, suite à l’expulsion du latéral droit Johnny Heitinga, rien ne pouvait plus les arrêter. Un tir de 30 mètres de Nedved s’écrasait sur la barre transversale. La chance était avec les "Oranje". Pas pour longtemps. A deux minutes de la fin, Van der Sar repoussait une frappe de Heinz dans les pieds de Poborský qui, à six mètres, servait Šmicer. 3-2. Renversant.



Pays-Bas 2-3 République tchèque
4' Bouma 23' Koller
19' Van Nistelrooij 71' Baroš
88' Šmicer
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# Posté le dimanche 20 juin 2004 07:15

Surprenante Lettonie

Surprenante Lettonie
« Chaque joueur devra aller au-delà de lui-même », avait expliqué Rudi Völler, le sélectionneur allemand. L’Allemagne aura tout tenté. La Lettonie, Petit Poucet du tournoi, a réussi à accrocher le géant allemand. Un exploit et une joie compréhensible au coup de sifflet final, partagée avec les milliers de supporteurs lettons. Leurs favoris ne sont pas encore éliminés. Mieux : ce point du match nul, celui de l’espoir, autorise les joueurs d’Aleksandrs Starkovs à rêver d'une participation aux quarts de finale.

Attaque allemande à deux têtes
Auteurs d’un bon match nul face aux Pays-Bas (1-1) mardi soir, les Allemands se présentaient dans une configuration plus offensive. Fredi Bobic était aligné aux côtés de Kevin Kuranyi en attaque. Un 4-4-2 classique. Tenaces et solidaires contre la République tchèque (défaite 2-1), les Lettons comptaient sur leur buteur, Maris Verpakovskis (24 ans), pour créer la surprise.

Première frappe signée Kuranyi
Le schéma tactique de Rudi Völler permettait à Kuranyi de toucher plus souvent le ballon. L’attaquant allemand, né au Brésil, se créait la première occasion de la partie après un quart d’heure de jeu. Sa frappe de demi-volée à 20 mètres dans l’axe passait de peu à côté. Les Lettons répliquaient sur corner. Igors Stepanovs, dont la tête était captée par Oliver Kahn, menaçait l’arrière-garde allemande.

Kolinko sérieux sur sa ligne
Appliquée dans la construction du jeu, l’Allemagne tentait de faire sortir les défenseurs au maillot rouge en frappant de loin. D’abord par le biais de Bernd Schneider, légèrement décalé sur la droite aux 20 mètres. Puis, encore une fois, par l’intermédiaire de Kuranyi. Mais Aleksandrs Kolinko, le gardien letton, veillait et détournait des deux poings la tentative du buteur du VfB Stuttgart.

Kahn gagne son duel
Néanmoins, les tirs lointains ne dissimulaient pas les difficultés de l’Allemagne à s’approcher du but adverse. Certes dominatrice, la formation de Völler savait à tout moment que son adversaire pouvait être dangereux. Les hommes d’Aleksandrs Starkovs se créaient d’ailleurs la plus belle occasion des 45 premières minutes. Dans l’axe, Verpakovskis prenait Frank Baumann de vitesse, pénétrait dans la surface de vérité mais échouait sur Oliver Kahn, qui captait la frappe croisée de l’attaquant letton. 0-0 à la mi-temps. La mission s’avérait plus compliquée que prévu pour les Allemands.

Pression allemande
Afin de débloquer la situation, Rudi Völler décidait de remplacer Schneider par Bastian Schweinsteiger, jeune talent de 19 ans. La pression allemande s’avérait de plus en plus nette. Torsten Frings, servi à l’entrée de la surface de réparation par Michael Ballack, voyait son tir mourir de peu à côté du poteau droit de Kolinko. Ballack, suite à un centre de Philipp Lahm, reprenait du pied droit mais Valentins Lobanovs opposait sa jambe pour brillamment contrer le cuir.

Ballack sans réussite
Völler utilisait ses dernières cartouches offensives. Miroslav Klose, auteur de cinq buts à la Coupe du Monde de la FIFA 2002, et Thomas Brdaric remplaçaient respectivement Bobic et Kuranyi. Mais c’est Ballack, de la tête, qui inquiétait à nouveau Kolinko, encore une fois impeccable.

Balle de match pour Klose
L’Allemagne poussait. Klose avait la balle de match au bout du crâne mais sa tentative était non cadrée. La Mannschaft devait se contenter du partage des points. Une déception qui aurait pu être plus grande si Kahn ne s’était pas jeté sur un bon coup de tête de Verpakovskis. Prochain adversaire des Allemands : la République tchèque et son maître à jouer, Pavel Nedved. Sacré défi en perspective.



Lettonie 0-0 Allemagne
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# Posté le dimanche 20 juin 2004 07:14