La République tchèque sans ses stars
Certaine de terminer première du Groupe D avant le coup d’envoi, la République tchèque alignait son équipe réserve. Au grand dam des Néerlandais qui affrontaient dans le même temps la Lettonie. Pas de Pavel Nedved sur la pelouse et absence du duo offensif Milan Baroš - Jan Koller. Les Allemands se présentaient avec leur équipe type, Michael Ballack soutenant le seul attaquant de pointe, Kevin Kuranyi, et Bastian Schweinsteiger fêtant sa première titularisation sous le maillot noir et blanc.
Terrible demi-volée de Ballack
Le prodige du FC Bayern München 19 ans, allait être de tous les bons coups offensifs au sein d’une Allemagne résolue à aller de l’avant, même si Martin Jiránek, côté tchèque, inquiétait Oliver Kahn en début de match. Maîtres du ballon, les protégés de Rudi Völler mettaient seulement 20 minutes pour ouvrir le score. Schweinsteiger remisait à une touche de balle pour Ballack qui, à l’entrée de la surface, plaçait une demi-volée fulgurante du pied gauche dans la lucarne de Jaromir Blazek. Son premier but dans la compétition.
Les Tchèques guère effrayés
Cette réalisation était suivie d’une bonne période côté allemand. Mais ni Kevin Kuranyi, d’une tête trop molle, ni Bernd Schneider, du pied droit, ne mettaient à profit la domination de la Mannschaft. La bonne entrée en matière de la formation allemande n’effrayait pas l’équipe "réserve" adverse.
Victoire impérative
Celle-ci réagissait rapidement. Et de quelle manière ! Marek Heinz, déjà auteur d’un but contre la Lettonie, trompait Oliver Kahn à 20 mètres d’un coup franc enroulé de la patte gauche. Splendide. Dans le même temps, les Pays-Bas menaient 2-0 face aux Lettons. A la pause, la mission de l’Allemagne était donc claire : gagner la rencontre et accéder aux quarts de finale.
Frayeur d’entrée de seconde période
Pourtant, en tout début de seconde période, la fin s’annonçait proche. Kahn devait sortir une grande parade et empêcher Lokvenc de donner l’avantage à ses coéquipiers d’une reprise du plat du pied gauche. Le reste de la partie n’était qu’une pluie d’occasions manquées côté allemand.
Poteau de Ballack
Ballack ouvrait le bal. D’abord sur une tête du gauche captée par Blazek. Le meneur de jeu allemand montrait la voie à suivre. Mais encore une fois, la chance, ou plutôt la malchance venait pointer le bout de son nez. Le tir de Ballack s’écrasait sur la base du poteau. Le ballon revenait en jeu sur Schneider dont la reprise du pied droit à hauteur du point de penalty était détournée en corner par le gardien tchèque.
Miracle de Blazek
Il restait 25 minutes à jouer. Schneider reprenait du crâne un centre de Philipp Lahm. De peu au-dessus. Puis Blazek réalisait un miracle quelques instants plus tard sur une reprise à bout portant de lukas Podolski. C’en était trop. Kuranyi croyait bien que son coup de tête était rentré. Mais le cuir passait encore à quelques centimètres du poteau.
Les Allemands assommés
Les tourments de la Mannschaft ne faisaient que débuter. Milan Baroš scellait même le sort de la partie à 13 minutes du coup de sifflet final. Entré à la place de Lokvenc, l’attaquant portait son total de buts à trois en s’y prenant à deux fois pour tromper Kahn. Le parcours de l’Allemagne, vice-championne du monde assommée, prenait fin.
Allemagne 1-2 République tchèque
21' Ballack 30' Heinz
77' Baroš