Les Tchèques impitoyables

Les Tchèques impitoyables
Il y a huit ans, l’Allemagne battait la République tchèque en finale de l’UEFA Euro 2000. Les temps ont bien changé. Sur le même score (2-1) et sans neuf de ses titulaires habituels, la formation de Karel Brückner a signé le un retentissant succès face aux Allemands, dont l’aventure portugaise s’arrête brutalement au premier tour. La dernière place laissée libre dans le grand huit européen est prise par les Pays-Bas, vainqueurs, dans le même temps de la Lettonie (3-0). Dimanche, les Tchèques affronteront les Danois en quart de finale.

La République tchèque sans ses stars
Certaine de terminer première du Groupe D avant le coup d’envoi, la République tchèque alignait son équipe réserve. Au grand dam des Néerlandais qui affrontaient dans le même temps la Lettonie. Pas de Pavel Nedved sur la pelouse et absence du duo offensif Milan Baroš - Jan Koller. Les Allemands se présentaient avec leur équipe type, Michael Ballack soutenant le seul attaquant de pointe, Kevin Kuranyi, et Bastian Schweinsteiger fêtant sa première titularisation sous le maillot noir et blanc.

Terrible demi-volée de Ballack
Le prodige du FC Bayern München 19 ans, allait être de tous les bons coups offensifs au sein d’une Allemagne résolue à aller de l’avant, même si Martin Jiránek, côté tchèque, inquiétait Oliver Kahn en début de match. Maîtres du ballon, les protégés de Rudi Völler mettaient seulement 20 minutes pour ouvrir le score. Schweinsteiger remisait à une touche de balle pour Ballack qui, à l’entrée de la surface, plaçait une demi-volée fulgurante du pied gauche dans la lucarne de Jaromir Blazek. Son premier but dans la compétition.

Les Tchèques guère effrayés
Cette réalisation était suivie d’une bonne période côté allemand. Mais ni Kevin Kuranyi, d’une tête trop molle, ni Bernd Schneider, du pied droit, ne mettaient à profit la domination de la Mannschaft. La bonne entrée en matière de la formation allemande n’effrayait pas l’équipe "réserve" adverse.

Victoire impérative
Celle-ci réagissait rapidement. Et de quelle manière ! Marek Heinz, déjà auteur d’un but contre la Lettonie, trompait Oliver Kahn à 20 mètres d’un coup franc enroulé de la patte gauche. Splendide. Dans le même temps, les Pays-Bas menaient 2-0 face aux Lettons. A la pause, la mission de l’Allemagne était donc claire : gagner la rencontre et accéder aux quarts de finale.

Frayeur d’entrée de seconde période
Pourtant, en tout début de seconde période, la fin s’annonçait proche. Kahn devait sortir une grande parade et empêcher Lokvenc de donner l’avantage à ses coéquipiers d’une reprise du plat du pied gauche. Le reste de la partie n’était qu’une pluie d’occasions manquées côté allemand.

Poteau de Ballack
Ballack ouvrait le bal. D’abord sur une tête du gauche captée par Blazek. Le meneur de jeu allemand montrait la voie à suivre. Mais encore une fois, la chance, ou plutôt la malchance venait pointer le bout de son nez. Le tir de Ballack s’écrasait sur la base du poteau. Le ballon revenait en jeu sur Schneider dont la reprise du pied droit à hauteur du point de penalty était détournée en corner par le gardien tchèque.

Miracle de Blazek
Il restait 25 minutes à jouer. Schneider reprenait du crâne un centre de Philipp Lahm. De peu au-dessus. Puis Blazek réalisait un miracle quelques instants plus tard sur une reprise à bout portant de lukas Podolski. C’en était trop. Kuranyi croyait bien que son coup de tête était rentré. Mais le cuir passait encore à quelques centimètres du poteau.

Les Allemands assommés
Les tourments de la Mannschaft ne faisaient que débuter. Milan Baroš scellait même le sort de la partie à 13 minutes du coup de sifflet final. Entré à la place de Lokvenc, l’attaquant portait son total de buts à trois en s’y prenant à deux fois pour tromper Kahn. Le parcours de l’Allemagne, vice-championne du monde assommée, prenait fin.


Allemagne 1-2 République tchèque
21' Ballack 30' Heinz
77' Baroš


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# Posté le vendredi 25 juin 2004 05:44

Les Pays-Bas s’envolent vers les quarts

Les Pays-Bas s’envolent vers les quarts
Drôle de rencontre que ce Pays-Bas - Lettonie. En s’imposant ce soir -voire en concédant le nul pour les Néerlandais, les deux formations pouvaient se qualifier pour les quarts de finale. Mais encore fallait-il que l’Allemagne vienne à perdre quelques plumes face aux redoutables Tchèques. A défaut, c’est la Mannschaft qui s’envolait pour affronter la Suède.

Vite expédié
La soirée promettait donc de ne pas manquer de suspense. La soirée oui, mais pas le match entre les Néerlandais et les Lettons qui a vite tourné à l’avantage des premiers nommés. D'entrée, les hommes de Dick Advocaat ont pris les coéquipiers de Igors Stepanovs à la gorge et n’ont jamais desserré l’étau. A l’arrivée, une victoire 3-0 qui leur permet de passer en quarts de finale puisque les Tchèques ont joué leur rôle d’arbitre jusqu’au bout et battu l’Allemagne 2-1.

Verpakovskis le premier
Mis à part une tentative précoce de Maris Verpakovskis (2e), les Lettons ont subi la loi des "Oranje" pendant toute la partie. La première banderille des Néerlandais a été tirée par Seedorf (1e). Sans danger pour Kolinko.

Du travail pour Kolinko
Le portier n’allait cependant pas manquer de travail. D’un tir des 25 mètres, Phillip Cocu le forçait à une belle horizontale (12e). Ruud van Nistelrooij lui chauffait un peu plus les gants sur un duel qu’il finissait tout de même par remporter (13e). La surface de réparation lettone était assiégée par les assaillants oranges.

Ruud trouve la faille
Alors que l’Allemagne venait d’ouvrir la marque dans l’autre rencontre, les Pays-Bas allaient aussi trouver la faille. Edgar Davids était déséquilibré dans la surface et Kim Milton Nielsen désignait le point de penalty. Ruud van Nistelrooij s’élançait et transformait la sentence (27e). Une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, la République tchèque égalisait dans la foulée face aux Allemands et les Néerlandais étaient virtuellement qualifiés pour les quarts.

Van Nistelrooij remet ça
Ils l’étaient encore un peu plus lorsque sur un coup franc de Clarence Seedorf, Cocu, esseulé aux six mètres, remettait de la tête vers van Nistelrooij. Le buteur mancunien ne se faisait pas prier et doublait la marque (35e). 2-0, les joueurs de Dick Advocaat pouvaient rejoindre les vestiaires avec la satisfaction du devoir accompli.

Les Lettons se rebiffent
A la reprise, la Lettonie jouait plus haut et posait quelques soucis à l’arrière garde orange. Sur un tir d’Andrejs Rubins, van der Sar réalisait sa première intervention de la partie. L’embellie n’était cependant que de courte durée puisque le rouleau compresseur néerlandais se remettait à l’ouvrage.

Encore Kolinko
Arjen Robben s’infiltrait sur le côté gauche. Le joueur du PSV Eindhoven tentait sa chance du pied gauche et forçait Aleksandrs Kolinko à un nouvel arrêt (52e). Après cette nouvelle alerte, la partie baissait un peu en intensité. Van der Meyde et ses coéquipiers continuaient à jouer avec la défense lettone mais cette dernière ne rompait pas pour la troisième fois du match.

Makaay s’illustre…
Le véritable intérêt était maintenant à chercher dans l’autre rencontre de la soirée. Après 20 minutes en deuxième période, les Allemands étaient toujours tenus en échec et les Pays-Bas continuaient à se rapprocher des quarts de finale. Roy Makaay, tout juste entré en jeu, obligeait une nouvelle le gardien du FC Rostov à s’employer (73e).

…et finit le travail
Mais la nouvelle que tout un pays attendait arrivait à un quart d’heure de la fin. Milan Baroš venait de battre Oliver Kahn dans l’autre rencontre. Les Pays-Bas étaient désormais quasiment assurés de se qualifier. La fin de rencontre était festive et Roy Makaay célébrait la qualification par un petit but. Sur une passe de Robben, le joueur du FC Bayern München effaçait son adversaire direct et ajustait Kolinko du gauche (84e). 3-0, l’affaire était entendue et les Néerlandais sont donc les derniers qualifiés pour les quarts de finale de l’UEFA EURO 2004.
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# Posté le vendredi 25 juin 2004 05:40

La danse scandinave

La danse scandinave
Seuls les amateurs de polars continueront à penser que la conspiration scandinave est venue à bout des Italiens. Ceux qui parlent d’arrangement entre amis connaissent en effet bien mal l’histoire de ces voisins danois et suédois qui ne s’aiment guère. Mais qui se sont quittés sur une équité qui les fait passer tous deux en quarts de finale. Au championnat d’Europe ‘92, les Suédois avaient emporté le match de poule face aux Vikings rouges. Mais le Danemark avait tenu sa revanche en s’imposant dans ce tournoi, sur les terres suédoises… Sous la pluie, ce furent d’abord les Danois qui prirent possession du ballon et de l’espace. Martin Jorgensen se montra le plus incisif, après un centre de Thomas Helveg.

La patte de Tomasson
Dans des conditions mouillées et sur une aire de jeu glissante, l’équipe au jeu le plus direct allait prendre l’avantage. Une remontée de balle signée Thomas Gravesen, métronome, trouvait un relais en la personne d’Ebbe Sand. D’une déviation, l’attaquant de Schalke 04 servait Jon Dahl Tomasson dont la frappe enroulée dans les airs lobait Andreas Isaksson.

Mellberg d’un cheveu
La Suède, peu à peu, revenait dans la partie et ses incursions dans le camp rouge se faisaient plus pressantes. Kim Källström tirait un enième corner. Le coup de pied en coin tombait à point dans la surface adverse. Olof Mellberg mettait la tête et le ballon heurtait le montrant gauche des buts de Thomas Sorensen. A la pause, les deux formations, par la grâce du résultat de l’Italie (menée 1-0) avaient une jambe en quarts.

Larsson, tris repetita

Dans l’entrain et la percussion, le deuxième acte reprenait sur des bases supérieures. La Suède accélérait. Henrik Larsson, infiltré dans la boîte danoise après un relais de Zlatan Ibrahimovic, était fauché par Sorensen, jusqu’alors irréprochable. L’ancien attaquant du Celtic (joueur désormais «libre») exécutait lui-même la sentence. Il tirait fort, au centre, mais le portier danois était déjà parti se coucher. Egalité… Larsson, sorti de sa retraite internationale suite à l’autorisation donnée par son fils, tentait de nouveau vers l’heure de jeu. Son tir du droit passait de peu à côté des cages danoises.

Dynamite danoise

Les champions d’Europe 1992, portés par la fureur de leurs supporteurs, allaient reprendre l’avantage. Un ballon mal dégagé par l’arrière-garde suédoise, arriva, à ras de terre, sur le pied gauche de Tomasson. Instantanément, le buteur lâchait un tir fusant qui battait Isaksson. Jon Dahl inscrivait là son troisième but en autant de rencontres. Et le Danemark fut alors tout près de réussir le break. Trois Danois prenaient leurs aises dans la surface jaune. Gravesen, toujours lui, servait Ebbe Sand dont la frappe était déviée par Isaksson.

Jonson pour retrouver l’équité

Alors que les Suédois continuaient à construire patiemment, Christian Wilhelmsson passait la sixième vitesse sur l’aile gauche. Un magnifique débordement du milieu d’Anderlecht profitait à Mattias Jonson. Sorensen repoussa en effet sans pouvoir capter. Du bout du pied, Jonson poussait la balle au fond. 2-2… L’Europe du nord festoyait tandis que les Italiens pleuraient à terre. Freddie Ljungberg et Henrik Larsson, portant sur le dos le maillot rouge des adversaires du jour, pouvaient fêter le passage en quarts. De même que des Danois qui entendent désormais reprendre une couronne perdue en 1996.


Danemark 2-2 Suède
28'Tomasson 47'(pen) Larsson
66'Tomasson 89' Jonson


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# Posté le vendredi 25 juin 2004 05:37

L’Italie à la Trap

L’Italie à la Trap
S’imposer pour espérer. La mission dévolue à la Squadra Azzurra avait le mérite d’être claire. Cependant, pour se qualifier en quarts de finale de l’UEFA EURO 2004, les Transalpins avaient besoin que l’autre match de la soirée entre la Suède et le Danemark débouche sur une victoire de l’une ou de l’autre formation ou un résultat nul avec deux buts au maximum. Malheureusement pour les Transalpins, le pire est arrivé. Les voisins du nord de l’Europe se sont quittés sur un score de parité 2-2 acquis également dans les dernières secondes. La victoire de l'Italie n'a donc servi à rien.

L’Italie sans Vieri
Déjà éliminés mais sans doute vexés d’être passés totalement à côté de leur compétition, les Bulgares prenaient un bon départ dans cette partie en s'assurant la possession du ballon dès le coup de sifflet initial de Valentin Ivanov. Privé de Gennaro Gattuso, Fabio Cannavaro et Francesco Totti - tous suspendus, Giovanni Trapattoni devait également composer sans Christian Vieri touché au genou gauche. Du coup, sur la pelouse détrempée du Stade Dom Afonso Henriques de Guimarães, les hommes de Plamen Markov, qui avait composé une équipe mixte, prenaient le meilleur départ.

Zdravkov sort le grand jeu

Mais ce sont les Italiens qui se créaient la première grosse occasion du match. Sur un centre de Antonio Cassano, Stefano Fiore s’envolait pour réaliser une reprise de volée spectaculaire. Le ballon était repoussé par Zdravko Zdravkov et Alessandro Del Piero ne pouvait pas conclure (14e). Le coup était passé près.

Corradi sans réussite
Alors que la pluie redoublait, les Slaves continuaient à se montrer généreux et se portaient vers le but de Gianluigi Buffon. Sans l’inquiéter. De l’autre côté, les Transalpins se créaient quelques opportunités de but. Par Corradi notamment. Deux fois, l’attaquant de la S.S. Lazio était en position favorable mais ne parvenait à concrétiser.

Petrov dangereux
Le premier danger sur le but des triples champions du monde intervenait sur une frappe de Martin Petrov. Le Bulgare obligeait Buffon à se coucher (30e). Assurément, les Italiens n’étaient pas dans un bon jour. Imprécis, empruntés et peu aidés par les conditions climatiques, Simone Perrotta et ses coéquipiers ne parvenaient pas à se sortir du piège bulgare.

La Bulgarie marque son premier but
Celui-ci allait se renfermer sur la Squadra Azzurra. Sur une faute de Marco Materazzi, l’arbitre désignait le point de penalty. Martin Petrov s’élançait et, sans trembler, prenait le portier de la Juventus à contre-pied (45e). Surprise, la Bulgarie inscrivait son premier but de la compétition et rejoignait les vestiaires avec un but d’avance.

Perrotta égalise
Remontés, les Italiens revenaient avec d’autres d’intentions. Et, dès la reprise, allaient enfin trouver l’ouverture. Sur une action confuse, Simone Perrotta était le plus prompt à reprendre un ballon qui traînait dans les six mètres (48e). 1-1, l’Italie avait fait la moitié du chemin et poussait de plus en plus.

Pas de réussite
Retranchés sur leur but, les derniers du Groupe C pliaient mais ne rompaient pas. Del Piero, Vieri (entré en jeu à la place de Corradi) puis Cassano ne parvenaient pas à faire trembler les filets du but de Zdravkov. Les minutes s’égrenaient, la pression montait et les fans italiens massés dans le stade commençaient à se ronger le peu d’ongles qui leur restait.

Fort Alamo
Sur un corner de Del Piero, Christian Vieri n’avait toujours pas la baraka. Son coup de tête était trop décroisé et filait devant le but bulgare (75e). Celui-ci prenait des allures de Fort Alamo. Sur quelques coups, comme sur un coup franc de Berbatov bien repoussé par Buffon (84e), les Bulgares sortaient la tête de l’eau.

L’Italie éliminée
Les Slaves allaient finalement couler sur une dernière banderille d’Antonio Cassano. Le Romain réussissait à trouver la faille dans les arrêts de jeu (94e). Un but superbe mais insuffisant puisque dans le même temps, Suédois et Danois se quittaient sur le score de 2-2. Après l’Espagne, l’Italie est donc le deuxième ancien vainqueur de la compétition éliminé au premier tour.


Italie 2-1 Bulgarie
48' Perrotta 45'(pen) Martin Petrov
90'+ 4' Cassano


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# Posté le vendredi 25 juin 2004 05:34

Rooney "booste" les Anglais

Rooney "booste" les Anglais
Les Anglais ont répondu présent à l’appel des quarts de finale. Menée 1-0 dès la 5e minute de jeu, l’Angleterre ne s’est pas affolée et a fait preuve d’un mental exemplaire pour redresser et retourner la situation. La sélection aux Trois Lions termine deuxième du Groupe B, derrière la France, et devra donc battre l’hôte portugais pour se hisser en demi-finale. Un défi à la mesure des coéquipiers de Wayne Rooney, encore une fois époustouflant à la pointe de l’attaque anglaise.

La Croatie sème le doute
Forte de son duo offensif, l’Angleterre pouvait attaquer la rencontre avec confiance. Une confiance amoindrie dès la cinquième minute de jeu. Au départ de l’action, un coup franc frappé côté gauche par Milan Rapaic. Le ballon était dangereusement détourné par Ashley Cole vers son propre gardien. David James sauvait sur sa ligne mais ne pouvait rien sur la reprise à bout portant de Niko Kovac. 1-0 pour la Croatie. Les Anglais débutaient bien mal la rencontre.

Domination anglaise
Néanmoins, ils n’allaient guère paniquer. La formation de Sven-Göran Eriksson prenait son temps en phase offensive et dominait territorialement son adversaire. Leurs offensives manquaient cependant de tranchant. Paul Scholes, devancé par Tomislav Butina, Sol Campbell, de la tête, et Rooney, également du crâne, ne trouvaient pas le chemin des filets.

Scholes marque enfin
Côté croate, pas grand-chose à signaler hormis une bonne frappe du pied gauche à 20 mètres de Dado Pršo. David James devait se coucher pour s’emparer du cuir. La Croatie manquait une belle occasion de doubler la mise. Les Anglais, eux, trouvaient enfin la faille. Frank Lampard alertait Michael Owen dans la surface de vérité. Tomislav Butina sortait et repoussait le ballon sur la tête de Rooney qui remisait au deuxième poteau. Scholes, esseulé, égalisait d’une reprise du front et mettait fin à une disette de trois ans sous le maillot de la sélection nationale.

Rooney dans les dernières secondes
Les arrêts de jeu débutaient. Les deux formations semblaient se contenter de ce résultat nul. Mais l’arme fatale de l’Angleterre frappait à nouveau. Rooney, démarqué à 20 mètres, ne se posait pas de question. Son tir du droit faisait mouche. Butina était battu. Les Anglais, qui prenaient l’avantage, respiraient soudain beaucoup mieux.

Occasions manquées
La pause n’avait visiblement pas requinqué le moral des Croates. Les Britanniques dominaient le début de seconde période. Scholes tentait sa chance à deux reprises des 20 mètres et mettait Butina à contribution. Michael Owen, après une course de 30 mètres, piquait son ballon mais celui-ci passait légèrement au-dessus du but croate.

Rooney meilleur buteur
Plus ambitieuse dans le jeu, la formation anglaise creusait logiquement l’écart d'un nouvel éclair de Rooney. L’attaquant de l'Everton FC, lancé depuis la ligne médiane par Owen, prenait de vitesse trois défenseurs croates. Seul face à Butina, le prodige anglais inscrivait son quatrième but dans le tournoi et prenait du même coup la tête du classement des buteurs devant Zinédine Zidane (trois buts).

Festin copieux
Il n’y avait plus de suspense. Mais lorsque Igor Tudor réduisait la marque à 3-2 d’une tête aux six mètres à un quart d’heure du coup de sifflet final, les Anglais voyaient resurgir les vieux démons du match contre la France. Pas pour longtemps. Frank Lampard éliminait son adversaire direct à l’entrée de la surface de réparation et battait Butina d’un tir à ras de terre du pied gauche. Quatrième but de la soirée encaissé par le portier croate : la messe était dite. L’Angleterre s’invite à la table des grands. Face au Portugal, le festin promet d’être copieux.


Croatie 2-4 Angleterre
5' Niko Kovac 40' Scholes
73' Tudor 45'+ 1', 68' Rooney
. 79' Lampard


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# Posté le mardi 22 juin 2004 04:58