Zidane douche les Anglais !

Zidane douche les Anglais !
Les Bleus, comme quatre ans plus tôt, renversent un final exaltant et s’emparent de la première place du Groupe B.

La France récompensée
Chaque fois que les Bleus ont remporté leur première confrontation, en 1984 et 2000, ils ont ensuite enlevé le trophée. Les Bleus ont tout tenté ce soir. Longtemps, ils ont buté. Et puis Zidane, et Henry, ont inversé le score au cours d’une fin de match incroyable.

L’abnégation au pouvoir
« Cette rencontre se jouera sur des détails », avait prévenu Desailly. Il avait vu juste. Longtemps, le but initial de Lampard a glacé les espoirs tricolores. Tout compte fait, le véritable héros de cette soirée est sans doute… Fabien Barthez, auteur d’un arrêt décisif sur le penalty de Beckham. Les Anglais ont longtemps cru museler Henry et Trezeguet. Au final, le piège du réalisme qu’ils avaient imaginé s’est retourné contre eux !

Des Bleus en rouge !
Autour de 19h00 (HEC), l’entrée des Bleus (tous de rouge vêtus !), puis des Blancs (en bleu !), faisaient monter la pression. Avec les trois quarts du stade da Luz aux couleurs de l’Union Jack, comme prévu, l’équipe de France savait à quoi s’attendre. Une demi-heure plus tôt, Barthez avait longuement été ovationné. Aux hymnes officiels, le « God save the Queen » donnait la chair de poule.

L’accolade de Zidane à Beckham
Au moment du toss, les deux joueurs du Real Madrid CF s’embrassaient. Ils se retouvaient sur le même flanc gauche quelques minutes plus tard. Massés à gauche de la tribune officielle, les supporters tricolores scandaient des “Zizou, Zizou”.

Vite dans le vif du sujet
Rooney répondait rapidement à une frappe de Vieira. On croyait cette rencontre bloquée par l’enjeu, il n’en était rien. Un coup franc magnifiquement botté de la gauche par Zizou ne trouvait pas la tête de David Trezeguet. Relayé par Makelele, le N° 10 s’essayait des vingt mètres. Sans succès.

La France aux commandes
Dans la foulée, la tête décroisée de Trezeguet, sur un service impeccable de Vieira de la droite, passait au-dessus. Décrochant dans l’axe, Zidane prenait régulièrement appui sur Makelele ou Trezeguet et la relation Pires-Gallas trouvait sa pleine mesure sur la bande droite. Seul Henry, très statique, ne parvenait à lâcher le frein à main.

45 000 gorges déployées !
Voyant que les leurs peinaient, les fans de l’équipe de Sa Majesté reprenaient en cœur des « Eng-land, Eng-land ». La caisse de résonance de l’enceinte du Benfica Lisbonne se chargeait de les propager. Du coup, les Blancs s’enhardissaient et Scholes tentait une belle frappe aux trente mètres.

Scholes, l’indispensable courroie de transmission
Car c’est bien le milieu de Manchester United FC qui était le patron de sa formation. C’est bien simple, pas une seule offensive et, plus largement, une phase de jeu dangereuse dans laquelle le milieu gauche anglais n’était pas impliqué !

Lampard marque
Avec Silvestre au marquage et sur une petite merveille de coup franc adressé de la droite, comme seul Beckham sait les travailler, Frank Lampard s’élevait et déposait la balle dans la lucarne droite de Barthez, cloué au sol. Sans profondeur, Henry, peu avant le « break », en était réduit à un retourné acrobatique.

Henry is back
L’attaquant des Gunners prenait ses responsabilités après la pause en décrochant pour trouver autant de profondeur que de ballons. D’une demi-volée, une première fois. Suivie de deux incursions dans le boulevard gauche.

Rooney-Owen, les fusées
Positionnée très bas mais avec ses fusées Rooney et Owen qu’ils mettaient de temps à autres sur orbite, les Bleus s’exposaient. Ils avaient toutefois le mérite d’appuyer, à tel point que Vieira campait même sur l’aile droite ! Avec ce même Vieira aux manettes, les Bleus se lançaient définitivement à l’abordage.

Barthez stoppe un penalty
Evidemment, à force, cela devait arriver. Sur un contre supersonique, Rooney déposait littéralement Thuram et contraignait Silvestre à le faucher dans la surface. Sur le penalty, Barthez s’étendait sur sa droite et détournait le tir de Beckham… avec une marrée blanche dans son dos !

Un bus devant James
Quelle que soit l’option choisie, les deux tours de contrôle britanniques, Sol Campbell et Ledley King, lentes et imposantes, faisaient mieux que veiller.

Zizou ramène la lumière
Makelele voyait sa tentative contrée par King. Au bout d'une minute de temps additionnel, Zizou renversait la tendance d’un coup franc légèrement excentré qui clouait James. Henry se retournait les bras levés vers le virage anglais qui l’avait joyeusement raillé jusque-là.

Le capitaine des Bleus punit les Anglais
Sur l’action suivante, la dernière, Henry, lancé… par Gerard, était descendu par le portier anglais dans la surface. Zizou inscrivait, plein de sang froid, son vingt-cinquième but personnel. Tous les « Frenchies » d’Angleterre levaient un poing rageur à l’attention de leurs habituels supporters de club pour… leur rendre la monnaie de leur pièce ! Comme un seul homme, ils se dirigeaient alors vers le carré bleu du stade da Luz pour saluer, en gladiateurs, les leurs. Wiltord face à l’Italie quatre ans plus tôt a décidément lancé la mode et fait des émules !


France 2-1 Angleterre
90'+1' Zidane
90'+3'(pen)Zidane 38' Lampard
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# Posté le dimanche 20 juin 2004 07:00

La Suisse au courage

Avant cette première rencontre du Groupe B et à quelques jours de se frotter aux Anglais et aux Français, Otto Baric et Jakob Kuhn, sélectionneurs de la Croatie et de la Suisse, étaient au moins d’accord sur un point : pour espérer passer le premier tour, la meilleure chose était de débuter la compétition par une victoire. Apparemment, le message n’est pas vraiment passé puisque, cet après-midi à Leiria, les deux équipes se sont quittées sur un score nul 0-0.

La Croatie vite en action
Malgré le coup dur engendré par la blessure et le forfait de Stipe Pletikosa, les Croates démarraient le match sur un bon rythme. Ce sont d’ailleurs eux qui frappaient au but les premiers. Sur coup franc, Nenad Bjelica obligeait Jörg Stiel à une première intervention. Sans problème, le portier suisse s’emparait du cuir.

Frei tente sa chance
L’équipe balkanique avait la possession du ballon mais ne trouvait pas de faille dans l’arrière garde helvétique. Malgré quelques tentatives de Dado Pršo et d’Ivica Olic, les Suisses ne perdaient pas pied. Pour preuve, ce sont eux qui se créaient la première grosse occasion du match. Au quart d’heure de jeu, Alexander Frei tentait une reprise en demi-volée des seize mètres et obligeait Tomislav Butina à se coucher pour repousser le danger.

Les Suisses accélèrent
Après une entame laborieuse, les Suisses trouvaient enfin la bonne carburation. Et sur un corner de Hakan Yakin, Bernt Haas n’était pas loin d’ouvrir le score. Malheureusement pour les nombreux supporteurs helvètes qui avaient fait le déplacement jusqu’à Leiria, le coup de tête du défenseur de West Bromwich Albion FC était trop décroisé.

Olic touche du bois
Ces alertes répétées avaient le don de réveiller les troisièmes de la Coupe du Monde FIFA 1998. Sur un coup franc, Josip Šimunic absolument seul, reprenait de la tête et forçait Jörg Stiel à un arrêt réflexe. Aux six mètres, Ivica Olic reprenait le ballon mais sa tentative heurtait le haut de la transversale du portier de VfL Borussia Mönchengladbach. Monsieur Lucilio Batista renvoyait les deux équipes aux vestiaires sur un score nul et vierge.

Rapaic entre en jeu, Vogel en sort
Après 45 premières minutes lors desquelles chacune des deux équipes avait eu sa chance, la partie reprenait. Otto Baric décidait de faire entrer Milan Rapaic à la place du remuant Ivica Olic. Mais l’événement le plus important de ce début de deuxième période était l’expulsion de Johann Vogel. Après 50 minutes, l’international suisse laissait ses coéquipiers à dix après une faute sur Tomo Šokota.

La Suisse s’accroche
A dix contre onze, la mission des coéquipiers de Stéphane Chapuisat se compliquait sérieusement. Déjà hachée par les fautes et les nombreux cartons jaunes distribués par l’arbitre, la partie baissait en intensité. Les Croates ne parvenaient pas à mettre à mal la défense dirigée par Patrick Müller. Et ce ne sont pas les tentatives maladroites de Dado Pršo ou de Milan Rapaic qui y changeaient quelque chose.

Stiel proche de la catastrophe
Pleins d’abnégation, les Suisses tenaient bon mais passaient à un doigt de la catastrophe sur une erreur d’appréciation de Stiel. Après 69 minutes de jeu, le gardien de but jugeait mal un long ballon et se voyait lobé par le rebond. Heureusement, il rattrapait sa bourde in extremis. Finalement, il était écrit que personne ne marquerait aujourd’hui et que les deux équipes se quitteraient sur un résultat nul. Un 0-0 qui n’arrange vraiment personne.


Suisse 0-0 Croatie
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# Posté le dimanche 20 juin 2004 06:58

L’Espagne démarre sur une bonne note

L’Espagne démarre sur une bonne note
La malédiction a été vaincue. L’Espagne n’avait remporté qu’un seul de ses matches d’ouverture en compétition internationale depuis 1980. Pour sa première apparition à l’UEFA Euro 2004, les Espagnols n’ont pas tremblé face à une formation russe trop brouillonne dans ses phases offensives. L’Espagne est en tête du Groupe A, à égalité de points avec la Grèce, victorieuse du Portugal dans l’après-midi (2-1).

Défenses décimées
Les Russes entraient sur la pelouse avec une défense axiale inédite. Victor Onopko et Sergei Ignashevich étant respectivement blessés au genou et à la cheville, Aleksei Smertin, l’ancien Bordelais, occupait l’axe central en compagnie de Roman Sharonov. Hormis la blessure de Michel Salgado, l’Espagne pouvait compter sur un effectif au complet. Fernando Morientes, finaliste de l’UEFA Champions League avec l’AS Monaco FC, était associé à Raúl en attaque.

Les Russes étouffés
Les deux compères madrilènes se montraient sous leur meilleur jour d’entrée de jeu. Mais leurs centres ne trouvaient guère preneur. Affûtés, déterminés et précis dans les transmissions, les Espagnols, très incisifs sur les côtés, étouffaient une formation russe qui peinait à la relance et perdait le ballon aussitôt qu’elle le récupérait. Il fallait un quart d’heure à la Russie pour s’adapter à sa défense «new look».

Morientes dangereux
Peu de fautes, de beaux mouvements collectifs, des joueurs inspirés : la partie était plaisante, sans temps mort. Et ce, malgré un manque d’occasions criant des deux côtés. Chacune des deux formations aurait pu prendre le pas sur l’autre en fin de première période. Suite à un centre de l’intenable Vicente, Fernando Morientes coupait la trajectoire du ballon à bout portant. Sergei Ovchinnikov, auteur d’un superbe réflexe sur sa ligne, repoussait le ballon sur Joseba Etxeberria, idéalement placé. Néanmoins, le petit milieu de terrain écrasait trop sa frappe.

Alenichev bute sur Casillas
Dans la minute suivante, Alenichev éliminait deux défenseurs dans la surface de réparation et butait sur Casillas, sorti avec détermination dans les pieds du joueur russe. Ce même Casillas repoussait des deux poings une nouvelle frappe du milieu de terrain du FC Porto. 0-0 : le score à la mi-temps pouvait paraître surprenant.

Valerón entre et marque
Au retour des vestiaires, l’Espagne reprenait sa domination stérile. Iñaki Sáez décidait alors de changer le visage offensif de sa formation. Entré à la place de Morientes à l’heure de jeu, Valerón ne pouvait rêver meilleur scénario. Suite à un centre de Puyol, le milieu de terrain espagnol contrôlait le cuir et fusillait Ovchinnikov à hauteur du point de penalty. Premier ballon, premier but. L’Espagne avait fait le plus dur.

Malédiction vaincue
Mis en confiance par cette ouverture du score, les Espagnols décidaient de gérer au mieux leur avantage. Raúl, après un numéro à l’entrée de la surface, avait l’occasion de doubler la mise. Les Russes, quant à eux, tentaient bien de réagir mais manquaient cruellement d’inspiration à l’approche des buts de Casillas. Ils finissaient même la partie sur une mauvaise note. Sharonov, expulsé pour une faute sur Fernando Torres, auteur d’un petit pont, compliquait la tâche de la Russie, qui devra se passer d’un autre défenseur central pour le prochain match. Sur le coup franc, Vicente testait les réflexes d’Ovchinnikov, encore une fois impeccable. L’Espagne pouvait attendre sereinement le coup de sifflet final et vaincre ainsi la malédiction.


Espagne 1-0 Russie
60' Valerón
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# Posté le dimanche 20 juin 2004 06:57

La Grèce surprend le Portugal

La Grèce surprend le Portugal
La Grèce n’avait jamais remporté un match en phase finale d’une compétition internationale. Le mal est rompu. En s’imposant face au pays hôte lors du match d’ouverture de l’UEFA Euro 2004, les Grecs ont déjoué tous les pronostics. Pourtant, les Portugais menaient quatre victoires à deux contre leurs adversaires grecs avant le début de la rencontre.

Pauleta en pointe
Des Grecs obligés de faire face à un problème de taille. Themistoklis Nikolaidis, touché au mollet, devait laisser sa place à l’attaquant de l’AC Fiorentina, Zisis Vryzas. Côté portugais, trois joueurs du FC Porto, vainqueur de l’UEFA Champions League, intégraient le onze de départ : Maniche, Costinha et Paulo Ferreira. L’artilleur du Paris Saint-Germain, Pauleta, débutait le match seul en pointe.

Karagounis de 25 mètres
L’ancien Bordelais, peu en réussite tout au long du match, illustrait à lui seul la mauvaise entame du Portugal. Bien regroupée dans sa moitié de terrain, la Grèce exerçait un pressing haut qui gênait les défenseurs lusitaniens. En particulier Paulo Ferreira, auteur d’une mauvaise relance à 35 mètres des buts qui allait coûter cher à ses coéquipiers. Giorgios Karagounis récupérait le cuir, s’avançait plein axe et décochait une frappe de 25 mètres à ras de terre soudaine et précise. Ricardo Pereira était battu. 1-0 pour la Grèce après seulement sept minutes de jeu.

Réaction timide du Portugal
Les 52 000 spectateurs du stade Dragão attendaient sûrement un meilleur début de leurs favoris. Mais la Grèce continuait à se montrer dangereuse. Angelos Charisteas, qui profitait d’une nouvelle erreur de défense, dévissait sa frappe a quelques mètres des buts portugais. Le Portugal devait attendre 25 bonnes minutes avant de se créer une première occasion. La tête non cadrée de Rui Costa n’inquiétait cependant pas le solide Antonis Nikopolidis.

Solide Nikopolidis
Les protégés de Luiz Felipe Scolari, vainqueur de la Coupe du Monde 2002 avec le Brésil, commençaient à dominer leurs adversaires sans pour autant trouver la moindre faille dans le système défensif grec. Seul Luís Figo semblait capable de tromper Nikopolidis. Mais son coup franc était parfaitement capté par le gardien grec.

Ronaldo entre et concède un penalty
Pour redonner de l’allant offensif à sa formation, Scolari procédait à deux changements a la mi-temps : Cristiano Ronaldo et Deco remplaçaient respectivement Simão Sabrosa et Rui Costa. Mauvais choix. Quelques minutes après le coup d’envoi de la seconde période, Ronaldo plaquait Giourkas Seitaridis en pleine surface de réparation. Penalty. Angelos Basinas trouvait la lucarne de Ricardo. Stupeur dans le stade. Et, ironie du sort, Seitaridis pourrait rejoindre le FC Porto la saison prochaine.

Imperméable défense grecque
Le Portugal n’abandonnait pas et jouait sa dernière carte offensive. Nuno Gomes, attaquant du SL Benfica, remplaçait le milieu de terrain défensif, Costinha. Réponse d’Otto Rehhagel : Charisteas cédait sa place à Vassilios Lakis pour renforcer l’entrejeu grec. Résultat, les Portugais, bien que déterminés à aller de l’avant, ne se créaient pas l’ombre d’une occasion, si ce n’est un tir puissant de Deco à une dizaine de minutes du coup de sifflet final.

Ronaldo réduit le score
La Grèce donnait tout ce qu’elle avait pour résister aux dernières offensives portugaises. Nikopolidis devait s’étendre de tout son long pour détourner en corner de la main gauche une frappe de Nuno Gomes. Les Lusitaniens réduisaient enfin la marque suite à une tête de Ronaldo. Mais il était déjà trop tard. Les Grecs réalisaient la première sensation du tournoi en s’imposant face à l’un des favoris. « Je connais bien Rehhagel. C’est un vieux renard. Il est capable de créer la surprise avec la Grèce. » Si Arsène Wenger le dit…


Portugal 1-2 Grèce
90'+3'Ronaldo 7' Karagounis
51'(pen) Basinas

# Posté le dimanche 20 juin 2004 06:56

Portugal

Portugal
Groupe A

Tour final

12.06.2004 - Grèce 17:00
16.06.2004 - Russie 19:45
20.06.2004 - Espagne 19:45

Entraineur

Luiz Felipe Scolari

Joueurs clés

Luís Figo
Cristiano Ronaldo
Rui Costa

Le groupe portugais

Gardiens
Ricardo (Sporting Clube de Portugal)
Quim (SC Braga)
Moreira (SL Benfica)

Défenseurs
Jorge Andrade (RC Deportivo La Coruña)
Fernando Couto (S.S. Lazio)
Ricardo Carvalho (FC Porto)
Miguel (SL Benfica)
Paulo Ferreira (FC Porto)
Nuno Valente (FC Porto)
Rui Jorge (Sporting Clube de Portugal)
Beto (Sporting Clube de Portugal)

Milieux
Tiago (SL Benfica)
Petit (SL Benfica)
Costinha (FC Porto)
Deco (FC Porto)
Maniche (FC Porto)
Rui Costa (AC Milan)
Luís Figo (Real Madrid CF)

Attaquants
Pauleta (Paris Saint-Germain FC)
Cristiano Ronaldo (Manchester United FC)
Simão Sabrosa (SL Benfica)
Nuno Gomes (SL Benfica)
Hélder Postiga (Tottenham Hotspur FC)

# Posté le dimanche 20 juin 2004 06:55